<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?>
<rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>L&#039;Esprit Simple</title>
	<atom:link href="http://espritsimple.com/?feed=rss2" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>http://espritsimple.com</link>
	<description>Journal étudiant à vocation internationale</description>
	<lastBuildDate>Fri, 18 May 2012 01:57:47 +0000</lastBuildDate>
	<language>en</language>
	<sy:updatePeriod>hourly</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>1</sy:updateFrequency>
	<generator>http://wordpress.org/?v=3.3.2</generator>
		<item>
		<title>Des colorants dans nos assiettes</title>
		<link>http://espritsimple.com/?p=405</link>
		<comments>http://espritsimple.com/?p=405#comments</comments>
		<pubDate>Fri, 18 May 2012 01:57:47 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Société]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://espritsimple.com/?p=405</guid>
		<description><![CDATA[Par Sophie Gillig  Un steak gris? Non merci. Les colorants alimentaires permettent de modifier l’aspect des aliments pour les rendre plus attrayants pour le consommateur. En proposant des produits aux couleurs vives, les industries alimentaires influencent nos choix alimentaires dans le but de maximiser les ventes. Confitures, sodas, ou friandises ont des couleurs plus vives [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: left;" align="center"><em>Par Sophie Gillig </em></p>
<p><strong>Un steak gris? Non merci. Les colorants alimentaires permettent de modifier l’aspect des aliments pour les rendre plus attrayants pour le consommateur. En proposant des produits aux couleurs vives, les industries alimentaires influencent nos choix alimentaires dans le but de maximiser les ventes.</strong></p>
<p>Confitures, sodas, ou friandises ont des couleurs plus vives que nature. Les fabricants sont tenus d’indiquer la présence de colorants sur leurs étiquettes, sans toutefois préciser s’ils sont naturels ou synthétiques. Bien que des règles sévères soient appliquées dans l’ensemble du Canada, les législations diffèrent d’un pays à l’autre.</p>
<p>«Un colorant, selon Santé Canada, est un ingrédient qu’on ajoute à un aliment afin d’accentuer ou augmenter sa couleur», précise Luc Hobson, consultant en sciences alimentaires. Ils rendent l’aliment plus appétissant et préviennent sa décoloration afin de mieux les vendre par la suite.</p>
<p>Il existe trois types de colorants autorisés en alimentation: les colorants naturels, qui ont toujours existé, les colorants de synthèse, fabriqués par l’industrie chimique et inspirés de produits originellement naturels, et les colorants artificiels qui n’ont pas d’équivalent naturel. Au Canada, six colorants synthétiques sont autorisés, dont le «rouge Allura», le «bleu brillant» et la tartrazine, un colorant jaune souvent utilisé dans les pâtisseries.</p>
<p>Une enquête du Centre National de la Recherche Scientifique (CNRS) menée en France, a montré que la couleur de l’aliment influe fortement sur le goût que perçoit le consommateur. «La couleur doit correspondre avec l’aliment qu’on mange, ajoute Luc Hobson. S’il y a déconnection entre la couleur et le goût, le produit ne se vendra pas et sera rapidement retiré du marché.» Julia Csergo, historienne de l’alimentation à l’UQAM, ajoute que les colorants, naturels ou non, ont toujours été présents dans notre alimentation, et ce, pour des raisons esthétiques. «Au Moyen-Âge, des repas colorés étaient organisés, indique t-elle. Les aliments étaient soit entièrement bleu, rouge ou jaune. On déguisait les aliments uniquement par beauté.»</p>
<p>Les colorants alimentaires compensent également les variations saisonnières. En hiver, certains aliments sont jugés trop pâles par les industriels qui leur rajoutent des colorants pour les rendre plus vifs. «On essaye de corriger les lacunes des couleurs dues à de mauvaises récoltes, affirme Luc Hobson. Les consommateurs veulent un produit dont l’apparence ne change pas jusqu’à sa date de péremption.»</p>
<p>« De tout temps, l’Homme s’est inquiété du contenu de son assiette, car on devient ce qu’on mange, précise Marie Watiez, psychosociologue de l’alimentation. Aujourd’hui, il semblerait que le consommateur ne soit plus en lien avec ce qu’il consomme. C’est la dose qui fait le poison.» Luc Hobson renchérit. « Les aliments qui contiennent des colorants ne sont pas à craindre en soi. C’est plutôt leur valeur nutritive qu’il faut questionner car ce sont généralement des aliments riches en sucres ou en graisses. »</p>
<p>Encadré :</p>
<p>Jusqu’à maintenant, aucune recherche scientifique n’a été en mesure d’établir un lien clair entre une alimentation riche en colorants alimentaires et le risque de cancer. Deux importantes études scientifiques britanniques ont cependant démontré qu’un cocktail de colorants alimentaires et de benzate de sodium, additif de conservation, pouvait provoquer de l’hyperactivité chez plusieurs enfants. Du côté des allergies, le colorant artificiel le plus étudié est la tartrazine, de couleur jaune, que l’on associe à des crises d’urticaire et d’asthme.</p>
<p>&nbsp;</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://espritsimple.com/?feed=rss2&#038;p=405</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Femmes libérées</title>
		<link>http://espritsimple.com/?p=403</link>
		<comments>http://espritsimple.com/?p=403#comments</comments>
		<pubDate>Fri, 18 May 2012 01:56:33 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[International]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://espritsimple.com/?p=403</guid>
		<description><![CDATA[Par Sandrine Champigny Déguisées en soubrettes devant les portes de Dominique Strauss-Kahn, elles ont dénoncé le machisme. Pour défendre le droit à l’avortement, elles se sont statuées seins nus au sommet d’une cathédrale de Kiev. Même coiffées d’un niqab devant l’ambassade de l’Arabie Saoudite en Ukraine, les femmes membres du mouvement féministe FEMEN n’ont pas [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><em>Par Sandrine Champigny</em></p>
<p>Déguisées en soubrettes devant les portes de Dominique Strauss-Kahn, elles ont dénoncé le machisme. Pour défendre le droit à l’avortement, elles se sont statuées seins nus au sommet d’une cathédrale de Kiev. Même coiffées d’un niqab devant l’ambassade de l’Arabie Saoudite en Ukraine, les femmes membres du mouvement féministe FEMEN n’ont pas froid aux yeux. Sans tabous, elles redéfinissent le militantisme.</p>
<p>«Je pense que le mouvement FEMEN relance le débat du féminisme en abordant des sujets d’actualité, explique Mélanie S. une militante du groupe qui s’implique en France pour y faire connaître FEMEN. Elles vont au bout de leurs idées et en assument les conséquences». Choquantes et provocantes, les féministes d’aujourd’hui prennent les grands moyens pour se faire entendre et c&#8217;est avec ferveur et véhémence que le mouvement défend les droits des femmes. Dénudées, le corps peint et armées d’une sexualité pleinement assumée, le groupe féministe ukrainien FEMEN affronte les préjugés pour transmettre leur message.</p>
<p>Le but premier de l’organisation, fondée en 2008 par Anna Hutsol, est d’assurer la défense des droits des femmes de ce pays de l’Est dans un pays où l&#8217;on accorde peu d&#8217;importance à la place de la femme tout comme à leur voix. « L’Ukraine est un pays peu médiatisé, ayant mauvaise réputation en Europe, notamment à cause de la prostitution », souligne la militante française.</p>
<p>Le mouvement a été fondé à la suite de la Révolution orange en Ukraine<strong>.</strong> Cette révolution est le résultat de manifestations et de grogne populaire, suite des élections truquées de 2004. Le scrutin faussé, la reprise du vote s&#8217;est soldée par l’élection de Viktor Ioutchenko. «Malgré tout, il reste encore du changement à faire», insiste Mélanie S. L’Ukraine n&#8217;est pas encore très stable et a encore beaucoup de chemin à faire pour établir l&#8217;égalité homme/femme et la liberté d&#8217;expression ».</p>
<p>Même si plusieurs saluent l’audace du groupe FEMEN, Sandrine Ricci, coordonnatrice du Réseau québécois en études féministes soulève un bémol sur la façon de protester des FEMEN. «Le problème n’est pas la nudité comme telle, mais bien la chosification et la marchandisation du corps des femmes, qui est désormais un bien de consommation comme les autres», déplore celle qui s’inquiète de l’image qu’elles peuvent projeter, soit celle de femmes-objets.</p>
<p>Au contraire, Mélanie S. pense que le groupe permet de rajeunir l’image du mouvement féministe et de rallier des gens à leur cause par leurs gestes d’éclat. «Le mouvement s’est beaucoup développé, car les européennes se reconnaissent dans ces femmes. Je pense que le fait que ces féministes aillent au fond des choses impose un certain respect. Elles méritent qu’on les écoute.»</p>
<p>Les militantes FEMEN représentent d’abord et avant tout les Ukrainiennes, bien que le mouvement se soit étendu un peu partout sur la planète. En France d’ailleurs, il prend de plus en plus d’ampleur, mais peut-être pas de la façon dont le souhaiterait les fondatrices. C’est ce que soutien Mélanie S., très consciente du potentiel de divertissement engendré par ce type d’actions. «Le mouvement a pour l&#8217;instant un effet médiatique ponctuel en France. Je crois qu&#8217;il est surtout connu pour son côté insolite<strong> </strong>et donc, il médiatisé pour cette même raison.»</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://espritsimple.com/?feed=rss2&#038;p=403</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>La couleur des enveloppes</title>
		<link>http://espritsimple.com/?p=399</link>
		<comments>http://espritsimple.com/?p=399#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 15 May 2012 16:40:52 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Chroniques]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://espritsimple.com/?p=399</guid>
		<description><![CDATA[Par Vanessa Hébert Le Québec voit rouge alors que sa confiance envers le monde de la construction s’écroule. Le rire jaune des dirigeants n’a rien pour rassurer les Québécois. À la suite de plusieurs faits troublants révélés au grand jour, les autorités ont donné le feu vert à une commission d’enquête. Il restait à savoir [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><em>Par Vanessa Hébert</em></p>
<p>Le Québec voit rouge alors que sa confiance envers le monde de la construction s’écroule. Le rire jaune des dirigeants n’a rien pour rassurer les Québécois. À la suite de plusieurs faits troublants révélés au grand jour, les autorités ont donné le feu vert à une commission d’enquête. Il restait à savoir si celle-ci serait publique ou à huis clos. Une décision qui annoncerait la couleur des évènements à venir.</p>
<p>Les promesses d’éclaircir des contrats obscurs font broyer du noir. La population voudrait une transparence totale pour éviter les <em>blues</em> de mensonges. Les constructeurs préfèreraient une opacité pour pouvoir se confier sans être verts de peur. Une situation où la réalité n’est pas toute rose et où l’on peine à distinguer qui est blanc comme neige. Beaucoup de zones grises, rien de tranché, noir ou blanc.</p>
<p>L’année 2012 est venue taire les troubles de 2011. Le public était dans un noir quasi-total concernant les scandales de la construction. Avril remettra en lumière ceux-ci avec l’arrestation de Tony Accurso et du maire de Mascouche, venus colorer l’actualité. Bien des bêtes noires restent à dompter et bien des grosses têtes de la construction sont encore à envoyer sur les roses. La tâche est énorme et la justice n’est qu’un concept flou pour une population tenue dans l’ignorance. À se demander parfois si des petits bruns peuvent bien acheter la vérité et l’amour propre des délateurs. Bernard Adamus nous chantait le brun, dans un élan d’amour. Les Québécois scandent brun: la couleur des enveloppes qui sonne l’alerte rouge sur la transparence d’un système.</p>
<p>&nbsp;</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://espritsimple.com/?feed=rss2&#038;p=399</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Un thriller chinois</title>
		<link>http://espritsimple.com/?p=397</link>
		<comments>http://espritsimple.com/?p=397#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 15 May 2012 16:40:11 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Chroniques]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://espritsimple.com/?p=397</guid>
		<description><![CDATA[Par Myriam Lemay, co-chef de section internationale Scandales, assassinats, espionnage, rumeurs de coup d’État : tous des éléments dignes d’un bon James Bond. La transition politique à Pékin s’annonce explosive, au point d’en faire baver d’envie les scénaristes hollywoodiens. Dans le rôle principal, Bo Xilai, playboy charismatique et ancienne étoile montante du Parti communiste chinois. Le [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><em>Par Myriam Lemay, co-chef de section internationale</em></p>
<p>Scandales, assassinats, espionnage, rumeurs de coup d’État : tous des éléments dignes d’un bon <em>James Bond</em>. La transition politique à Pékin s’annonce explosive, au point d’en faire baver d’envie les scénaristes hollywoodiens.</p>
<p>Dans le rôle principal, Bo Xilai, playboy charismatique et ancienne étoile montante du Parti communiste chinois. Le 10 avril dernier, ce prince rouge de Chongqing a été limogé. Hier destiné à occuper les plus hautes fonctions du PCC, il est aujourd’hui soupçonné de «sérieuses violations de la discipline». Façon polie de dire qu’il trempe dans une affaire de corruption.</p>
<p>Sa femme, Gu Kailai, crève l’écran comme actrice de soutien. Surnommée la Jackie Kennedy chinoise, elle fait l&#8217;objet d&#8217;une enquête pour meurtre. La police la suspecte d&#8217;avoir fait assassiner un homme d&#8217;affaires britannique, autrefois proche de la famille Bo.</p>
<p>Entre en scène ce mystérieux Neil Heywood, proche des services secrets de sa Majesté, retrouvé mort dans sa chambre d’hôtel de Chongqing en novembre dernier.<em> </em>«Trop d’alcool», selon la police. Pourtant, l’homme était sobre comme un chameau.</p>
<p>Jouant les seconds violons, Xu Ming, l’un des hommes les plus riches de Chine. Ce proche de Bo Xilai est accusé d’avoir truqué des matchs de football. Il ne donne pas signe de vie depuis début avril.</p>
<p>Ce polar fascine la population. L’Internet chinois foisonne de rumeurs : que peut-il bien se passer dans les coulisses du pouvoir? Selon plusieurs, il s&#8217;agit de la pire crise politique que connaît Pékin depuis la répression militaire des manifestations étudiantes de la place Tiananmen en 1989. Et la chute du clan Bo Xilai ne fait que commencer. L’ancien patron de Chongqing a accumulé une longue liste d’ennemis au cours de sa campagne anticorruption dans une ville gangrénée par la mafia.</p>
<p><em>L’Affaire Xilai</em>. Première partie de la passation des pouvoirs en Chine, prévue en octobre.</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://espritsimple.com/?feed=rss2&#038;p=397</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Quand la mort entre au Parlement</title>
		<link>http://espritsimple.com/?p=395</link>
		<comments>http://espritsimple.com/?p=395#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 15 May 2012 16:34:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[National]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://espritsimple.com/?p=395</guid>
		<description><![CDATA[Par Simon Dansereau La mort s’était invitée à l’Assemblée nationale depuis deux ans, mais derrière des portes closes. Or, depuis la publication du rapport de la Commission spéciale sur la question de mourir dans la dignité, elle est au cœur des discussions politiques québécoises. Déposé le 22 mars dernier, ce rapport comporte 24 recommandations pour [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><em>Par Simon Dansereau</em></p>
<p>La mort s’était invitée à l’Assemblée nationale depuis deux ans, mais derrière des portes closes. Or, depuis la publication du rapport de la Commission spéciale sur la question de mourir dans la dignité, elle est au cœur des discussions politiques québécoises.</p>
<p>Déposé le 22 mars dernier, ce rapport comporte 24 recommandations pour encadrer et faire reconnaître «l’aide médicale à mourir» comme étant un soin approprié en fin de vie si la personne en fait la demande. Cette disposition, selon le rapport, ne devrait être appliquée que si le malade est résident du Québec, majeur et apte à consentir aux soins. Sa maladie doit être «grave et incurable», sans perspective de rémission». Enfin, la personne doit éprouver des souffrances physiques et psychologies «constantes et insupportables» sans possibilité d’apaisement dans des conditions qu’elle juge tolérables. Mais les avis sont toutefois partagés sur le contenu du rapport. Pour les parlementaires qui y ont travaillé, la Commission a suivi l’avis de la majorité de la population, qui désire un accès très encadré à l’euthanasie. Pour d’autres, ces recommandations pourraient être à la source d’éventuelles dérives médicales importantes.</p>
<p>La présence d’un gouvernement conservateur à Ottawa pourrait avoir des retombées négatives sur le débat. Pourtant, divers intervenants du milieu politique s’entendent pour dire que ce ne sera pas le cas. Amir Khadir, député de Québec solidaire et participant à la Commission, estime que la réaction du fédéral dans ce débat n&#8217;a aucune importance. «On s&#8217;en balance, car ce sujet s&#8217;ajoute à d&#8217;autres où le Québec et le gouvernement fédéral ne sont pas au même diapason», lance-t-il. Le médecin de formation ajoute que l&#8217;initiative du Québec pourrait alimenter le débat sur l’euthanasie ailleurs au Canada. «Ça aura eu le mérite de brasser la cage face aux intérêts religieux particuliers d&#8217;ailleurs au pays, et ce sera à eux de s&#8217;adapter.» La députée du Parti québécois Véronique Hivon est plus prudente à cet effet: «C&#8217;est difficile à dire, mais le fédéral n&#8217;a pas beaucoup de marge de manoeuvre pour contester, car ça concerne les champs de compétences du Québec».</p>
<p>Pour Jano Bourgeois, professeur de science politique au Collège Jean-de-Brébeuf, le dépôt de ce rapport ne suscitera pas de vives réactions à Ottawa. «Ce débat-là n&#8217;est pas dans le radar des Conservateurs, qui ont renoncé en partie au Québec. Je n&#8217;ai pas l&#8217;impression qu&#8217;il y ait de l&#8217;intérêt très fort du fédéral pour s&#8217;y ingérer», soutient-il. Quant aux retombées politiques du rapport dans les autres provinces canadiennes, M. Bourgeois pense aussi que l’impact sera minime: «Il y a une solitude au Québec. La communication avec le reste du Canada est rompue et les avancées sociales québécoises ne l&#8217;intéressent pas. Rien ne fait le pont entre les deux», ajoute-t-il.</p>
<p>Les membres de la Commission ne vont pas aussi loin. Véronique Hivon assure que le débat a été suivi dans les autres provinces et qu&#8217;il a suscité un certain intérêt. Elle affirme d&#8217;ailleurs avoir donné plusieurs entrevues à la télévision canadienne anglaise depuis la publication du rapport. «Les gens des autres provinces ont pu constater que ce débat fut respectueux, serein et responsable. C&#8217;est une force pour la suite des choses», affirme-t-elle. Amir Khadir ajoute que plusieurs provinces ont salué l’initiative des membres de la Commission. Il espère du même coup que l’impact sera positif là-bas. Les deux députés se réjouissent que le Québec soit précurseur en la matière au Canada.</p>
<p>Jano Bourgeois souligne que, même s&#8217;il n&#8217;y a pas d&#8217;obstacles politiques majeurs pour donner suite au rapport, le débat n&#8217;est pas clos. Le temps demeure une composante importante dans la réalisation des recommandations de la Commission. «C&#8217;est un dossier complexe. On sent qu&#8217;il manque de temps, puisque le consensus n&#8217;est pas atteint.», souligne-t-il.</p>
<p>À plus long terme, cependant, il pense que ce rapport aura un impact politique majeur au Québec, à cause de la force du nombre de la génération des baby-boomers. «Ce sont eux les futures personnes âgées qui ne veulent pas mourir dans l&#8217;indignité. Ce rapport devient donc un projet générationnel. Il répond à une nouvelle conception qu&#8217;ont les gens de la mort, et non à une crise circonstancielle.»</p>
<p>ENCADRÉ - Le milieu médical interpellé</p>
<p>Le rapport a suscité de vives réactions dans le milieu médical, plus précisément, chez ceux qui travaillent en soins palliatifs. Le docteur Serge Daneault, qui œuvre dans ce département à l&#8217;hôpital Notre-Dame du CHUM, n&#8217;est pas du tout satisfait du rapport. «Je ne suis pas d&#8217;accord avec sa pensée unique. Il s&#8217;appuie sur une posture très délicate et il y a une confusion dans les termes. Juger la souffrance de quelqu&#8217;un est très délicat», souligne-t-il. Il juge qu&#8217;en ouvrant la porte à l&#8217;euthanasie, les dérives sont tout à fait possibles. «Je n&#8217;ai pas cette candeur-là, on se trompe toujours», lance-t-il. La docteure Andréanne Côté a un avis plus favorable que son collègue sur le rapport, mais doute de la faisabilité de ses recommandations. «Il est bien construit, méthodique, honnête. Il fait un bon travail de définition des termes. Au-delà du rapport, je suis satisfaite du débat suscité», souligne-t-elle. Les deux médecins s&#8217;entendent aussi sur le fait que si les soins palliatifs étaient améliorés dans les hôpitaux, les demandes pour l&#8217;euthanasie seraient assurément en baisse.</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://espritsimple.com/?feed=rss2&#038;p=395</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>La BD québécoise en plein essor</title>
		<link>http://espritsimple.com/?p=392</link>
		<comments>http://espritsimple.com/?p=392#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 15 May 2012 16:31:03 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://espritsimple.com/?p=392</guid>
		<description><![CDATA[Par Simon Dansereau L’univers québécois de la bande dessinée connaît un réel âge d’or, tant par la reconnaissance internationale qu’il reçoit que par la visibilité dont il bénéficie en terrains connus. Les auteurs et les éditeurs n’ont jamais été si nombreux et le nombre de bédéphiles est en croissance. Toutefois, les gens de l’industrie peinent [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><em>Par Simon Dansereau</em></p>
<p>L’univers québécois de la bande dessinée connaît un réel âge d’or, tant par la reconnaissance internationale qu’il reçoit que par la visibilité dont il bénéficie en terrains connus. Les auteurs et les éditeurs n’ont jamais été si nombreux et le nombre de bédéphiles est en croissance. Toutefois, les gens de l’industrie peinent à définir la BD québécoise par rapport à ce qu’il se fait ailleurs.</p>
<p>«Je dirais qu’elle n’a rien de distinct», répond d’entrée de jeu François Mayeux, propriétaire de la librairie Planète BD à Montréal. Il reconnaît que la question a été la source de nombreux débats entre auteurs, éditeurs et libraires d’expérience œuvrant dans le milieu de la BD au Québec. «Finalement, ils en sont venus à la conclusion que la seule définition qui tient le coup et qu’on pourrait attribuer à une BD dite québécoise, c’est qu’elle doit être publiée au Québec.» Ainsi, un auteur d’ici, Guy Delisle par exemple, qui publie et vit en France, ne ferait pas de la BD québécoise au sens propre du terme. De même, un Français comme Régis Loisel, qui a écrit <em>Magasin général</em>,dont l’histoire se passe complètement au Québec dans les années 20, ne ferait pas non plus de la BD québécoise, puisque son œuvre est publiée chez Casterman, une importante maison d’édition belge. «Ce n’est pas la nationalité qui définit le produit, mais son lieu de publication», résume François Mayeux.</p>
<p>Le libraire qualifie d’ailleurs la BD québécoise contemporaine de «disparate» et de «diversifiée», alors que de nouveaux styles ont émergé, comme la BD jeunesse. Il constate que les maisons d’édition ne publient désormais plus qu’un seul, mais plusieurs genres. Depuis l’an 2000, le phylactère produit au Québec a complètement changé de visage. La BD publiée ici paraissait surtout dans les revues d’humour comme <em>Safarir</em> durant les années 80. Les années 90 ont ensuite vu naître la BD d’auteur, plus introspective. «La BD d’auteur était marginale, mais surtout, l’ensemble du phylactère québécois ignorait plusieurs genres tels que les aventures policières, l’aventure, la science-fiction», ajoute François Mayeux.</p>
<p>La signature esthétique de la bande dessinée d’ici demeure tout aussi complexe, aux yeux de M. Mayeux. «Elle est difficile à définir puisqu’elle est un amalgame de plein d’influences, venant des BD franco-belge et américaine. On ne peut plus la définir selon une école particulière.» Il est donc plus juste de parler en termes de «milieu de la BD québécoise», plutôt que de «BD québécoise», spécifie-t-il.</p>
<p>Les explications de François Mayeux ont trouvé écho chez plusieurs bédéistes présents à cette dernière édition du Salon du livre de Québec. «À part le langage, je n’y vois pas de caractéristiques particulières», avoue Michel Rabagliati, auteur de la série <em>Paul. </em>Le récipiendaire du prix du public en 2010 pour son livre <em>Paul à Québec</em> au Festival international de la bande dessinée d’Angoulême affirme qu’il a toutefois une responsabilité envers le milieu québécois de la bande dessinée. «Mon succès a donné l’exemple et beaucoup l’ont suivi. Je me sens donc redevable envers eux.»il. Pour Jean-François Bergeron – alias Djief – auteur des séries <em>Le crépuscule des dieux </em>et <em>White Crows</em>, «c’est dans le détail qu’on voit la différence». Selon lui, les influences américaine et européenne teintent notre BD, mais il avoue que la question n’est pas si simple. «C’est un vaste débat» lance-t-il «Je pense qu’on s’est démarqués par notre humour et notre langage», affirme quant à lui Yohann Morin, auteur de <em>Biodôme, </em>publié en France.</p>
<p>L’engouement pour le 9<sup>e</sup> art québécois est bien réel, si l’on se fie à l’enthousiasme de Maryse Dubuc, du duo Delaf et Dubuc, de la série <em>Les Nombrils</em>. «Maintenant, les Québécois se disent qu’il faut en connaître un minimum sur la BD, au même titre que pour le cinéma.»</p>
<p>Encadré : la BD autobiographique</p>
<p>L’expérience de vie des auteurs est souvent source d’inspiration. Michel Rabagliati construit ses récits, qualifiés d’intimistes, autour d’un contenu puisé à 75% dans le réel. Il utilise cette technique surtout pour piquer l’intérêt de ses lecteurs. «Ce n’est pas un <em>trip </em>nostalgique, sinon j’écrirais dans un journal intime. Je veux que mes souvenirs soient une source d’émotions et de bons moments pour le lecteur», affirme-t-il humblement. Avec son parcours, il cherche aussi à parler de la société québécoise sous toutes ses facettes, historiques comme sociales. «Les gens sentent mon amour du pays», souligne-t-il.</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://espritsimple.com/?feed=rss2&#038;p=392</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>La valse à mille temps</title>
		<link>http://espritsimple.com/?p=387</link>
		<comments>http://espritsimple.com/?p=387#comments</comments>
		<pubDate>Sat, 12 May 2012 19:01:47 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Chroniques]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://espritsimple.com/?p=387</guid>
		<description><![CDATA[Par Ariane Thibault-Vanasse Les bourgeons, de grosses chaleurs, des jupes et des sandales ; plus de doutes, le printemps est arrivé et l’été sera bientôt à nos portes! Avec l’arrivé des beaux jours, viennent les festivals de tous genres. Du festival Juste pour rire à Montréal Complètement cirque en passant par le Festival international de jazz, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><em>Par Ariane Thibault-Vanasse</em></p>
<p>Les bourgeons, de grosses chaleurs, des jupes et des sandales ; plus de doutes, le printemps est arrivé et l’été sera bientôt à nos portes! Avec l’arrivé des beaux jours, viennent les festivals de tous genres. Du festival <em>Juste pour rire</em> à <em>Montréal Complètement cirque</em> en passant par le <em>Festival international de jazz</em>, toutes les raisons sont bonnes pour festoyer… et pour mettre son jugement intellectuel à zéro. Les festivals, le nouvel opium du peuple?</p>
<p>Je n’ai rien contre les festivals. Loin de là. Ils nous permettent d’aller à la rencontre de l’autre et de nouveaux horizons. Qu’ils se situent dans le fin fond de Sainte-Madeleine ou en plein cœur du Quartier des spectacles, ils nous offrent à tout coup des découvertes uniques. Cela dit, après notre cinquième festival de suite, après que les médias nous aient gavés de critiques et de données statistiques quant aux achalandages records, après que nos esprits se soient bien mêlés entre le <em>Festival Juste pour rire</em> et les <em>Francofolies</em>, quel temps nous reste-t-il pour faire le point et analyser constructivement ce à quoi nous venons d’assister? Le cycle artistique est rompu, le <em>feed-back</em> est désormais ignoré.</p>
<p>Le nombre de festivités pour Montréal (qui n’est pas une si grosse ville) lors de notre saison estivale (qui n’est pas si longue) est étourdissant. Trop occupés à connaître la programmation de la journée pour «être dans le coup», nous oublions ce qui se passe dans notre société et même à quel festival nous assistons. Nous sommes bombardés d’entrevues d’organisateurs qui, comme à chaque année, nous disent que «tout à ben été!» alors qu’une superbe exposition originale a lieu à quelque part sans que personne ni prête attention. La valse a commencé et il nous est impossible de réellement savourer les célébrations ni d’exercer une pensée critique solide.</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://espritsimple.com/?feed=rss2&#038;p=387</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Voler, sans battre des ailes</title>
		<link>http://espritsimple.com/?p=385</link>
		<comments>http://espritsimple.com/?p=385#comments</comments>
		<pubDate>Sat, 12 May 2012 19:00:48 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Sports]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://espritsimple.com/?p=385</guid>
		<description><![CDATA[Par Alexandra Piché Il rêvait de voler comme Superman. À l’âge de 18 ans, il a remplacé la cape par une grande toile colorée et s’est envolé. Guillaume Lemay-Thivierge, comédien et passionné de parachutisme, compare ce sport à un besoin, une drogue, mais qui ne détruit pas la santé. «Quand je suis prêt à sauter [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><em>Par Alexandra Piché</em></p>
<p>Il rêvait de voler comme Superman. À l’âge de 18 ans, il a remplacé la cape par une grande toile colorée et s’est envolé. Guillaume Lemay-Thivierge, comédien et passionné de parachutisme, compare ce sport à un besoin, une drogue, mais qui ne détruit pas la santé. «Quand je suis prêt à sauter de l’avion, je sais que le plaisir absolu est sur le point d’arriver. À l’atterrissage, tout ce que je veux c’est remonter et recommencer.»</p>
<p>Se lancer dans le vide à 5000 pieds d’altitude, c’est ce que fait plusieurs fois par jour, Nicolas Huard, instructeur à l’école de parachute Voltige. Dans les airs, il se sent libre. Pour lui, en parachute, il faut être bien avec soi-même, se faire confiance. «Il faut aussi faire confiance aux autres, parce que lors de nos premiers sauts, ce n’est pas nous qui plions notre parachute. Cela rajoute du stress à l’activité», ajoute-t-il.</p>
<p>Tout ce stress se transforme en un sentiment vital pour certains: l’adrénaline. Même après avoir fait plus de 1 000 sauts, les amateurs réussissent à aller chercher ce sentiment d’urgence de plusieurs façons. «En début de saison, quand ça fait longtemps qu’on n’a pas sauté, l’adrénaline revient lors de notre première fois, au printemps», exprime Nicolas Huard. «On peut aussi la retrouver en augmentant le degré de difficulté des sauts.» Avec un peu d’imagination, il est toujours possible de trouver de nouvelles idées pour rendre leur sport de plus en plus excitant. «L’année dernière, j’ai effectué un saut complet les yeux bandés. J’ai plié mon parachute, suis monté dans l’avion, ai sauté et atterri à l’aveuglette», raconte Nicolas Huard. Guillaume Lemay Thivierge, quant à lui, aime bien sauter de nuit. «C’est grandiose et très calme, mais également plus inquiétant parce que, dans le noir, on ne voit pas le sol tout de suite.»</p>
<p><strong>Se jeter dans les airs, les pieds sur terre</strong></p>
<p><strong></strong>Souvent ce sont les hauteurs qui font peur, mais en base jump, c’est la proximité du sol qui est inquiétante. Se jeter en bas d’un immeuble, d’un pont ou d’une antenne, ça ne laisse que quelques secondes pour ouvrir son parachute. Ce n’est pas pour rien que cette pratique ne peut être faite que par des professionnels prêts physiquement et mentalement, accompagnés d’une équipe, et d’équipements spécifiques. «Le base jump est surtout pratiqué aux États-Unis et dans l’Ouest canadien,» mentionne Nicolas Huard. «Au Québec, ce n’est pas illégal, mais comme les plus hautes structures sont privées ou protégées, il faut que le propriétaire accepte de voir des gens se jeter en bas de son immeuble. C’est donc plus rare.» Aux États-Unis, des événements spéciaux sont organisés durant lesquels des ponts sont fermés exclusivement pour les base jumpers.</p>
<p>En sautant à si peu d’altitude du sol, la vie des parachutistes est vraiment en danger. «La décharge d’adrénaline que ce sport procure n’est pas comparable. Ton cerveau, tout ce qu’il se demande, c&#8217;est pourquoi tu fais ça. Quand tu t&#8217;élances, il est convaincu que tu vas mourir, les sons sont multipliés, c’est assez épeurant», explique Nicolas Huard. Il ajoute que lors du premier saut, il a vraiment fallu qu’il déprogramme son cerveau. Un décompte est utilisé par les bases jumper juste avant de sauter pour mettre un ultimatum à leur cerveau : «1-2-3 see you» (on se voit en bas). Une fois qu’il a réussi à aller à l’encontre des désirs de son cerveau, Nicolas se sent mieux que jamais. «Quand le parachute s’ouvre, tu as comme une euphorie, c&#8217;est indescriptible ce que tu ressens. L&#8217;état peut durer une semaine, et ce même si ce n’est pas ton premier saut, dit-il. En base jump tu ne vas pas chercher l’habitude, parce que tu es toujours conscient que tu mets ta vie en danger.»</p>
<p>Selon Guillaume Lemay-Thivierge, après avoir passé le cap du 1 000 sauts, il est plus facile de devenir négligeant en préparant l’équipement ou de penser que l’on connaît tout et d‘effectuer des sauts qui dépassent nos capacités. Pour lui, le danger d’accidents ne provient pas du sport lui-même, mais du sportif. «Tout comme en automobile, les accidents n’arrivent que rarement à cause d’un bris d’équipement. Parfois, on perd un peu la tête, on veut en faire trop. Le plus dangereux en parachute, c’est soi-même», confie-t-il. Mais l‘important, selon lui, est de toujours réussir à se rappeler à l’ordre. «Un mentor m’a déjà dit: N’oublie jamais, j’ai 30 ans d’expérience, tous mes membres intacts. Ça vaut beaucoup plus le coup d’être un vieux sauteur, qu’un bon sauteur», conclut l’athlète.</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://espritsimple.com/?feed=rss2&#038;p=385</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Arc-en-ciellement reconnu</title>
		<link>http://espritsimple.com/?p=383</link>
		<comments>http://espritsimple.com/?p=383#comments</comments>
		<pubDate>Sat, 12 May 2012 18:59:45 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Société]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://espritsimple.com/?p=383</guid>
		<description><![CDATA[Par Marion Bérubé Digne représentant du mouvement lesbien, gai, bisexuel et transsexuel (LGBT), l’arc-en-ciel rallie de plus en plus de causes à ses florissantes couleurs. L’étendard multicolore représente avec faste depuis plus de trois décennies une communauté rayonnante de diversité. Autrefois considéré comme un pont entre les dieux et les mortels, l’arc?en?ciel a évolué en [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><em>Par Marion Bérubé</em></p>
<p>Digne représentant du mouvement lesbien, gai, bisexuel et transsexuel (LGBT), l’arc-en-ciel rallie de plus en plus de causes à ses florissantes couleurs. L’étendard multicolore représente avec faste depuis plus de trois décennies une communauté rayonnante de diversité.</p>
<p>Autrefois considéré comme un pont entre les dieux et les mortels, l’arc?en?ciel a évolué en symbole de la communauté homosexuelle aux États-Unis à la fin des années 1970. «[Le drapeau arc-en-ciel] a été créé en 1978 par Gilbert Baker, un artiste de San Francisco, relate Guillaume Marche, l’auteur de l’essai <a href="http://transatlantica.revues.org/321"><em>L’arc-en-ciel et le mouvement gai et lesbien</em></a>. C’est devenu l’emblème de l&#8217;identité collective homosexuelle au moment où celle-ci devenait une minorité visible suite au mouvement gai de libération sexuelle du début des années 1970». Le motif arc-en-ciel n’en était alors pas à ses premières causes: il avait déjà été associé à divers groupes contestataires au cours du siècle comme le mouvement des coopératives alternatives au capitalisme. Gilbert Baker a donc adopté ce signe comme symbole de lutte, en plus de fournir un symbole unificateur pour une nouvelle communauté en quête de liberté.</p>
<p>Le prototype a été présenté pour la première fois lors de la marche des fiertés homosexuelles de San Francisco en 1978. L’étendard a connu un vif succès; en peu de temps, l’offre ne suffisait plus à la demande. À l’origine composé de huit bandes, deux couleurs ont été retranchées par manque de disponibilité sur le marché. Les six composantes finales du drapeau représentent divers aspects de la communauté : le rouge pour la vie, l’orange pour le réconfort, le jaune pour le soleil, le vert pour la nature, le bleu pour l’art et le violet pour la spiritualité.</p>
<p>«Le mouvement gai comme on le connait a commencé avec les révoltes de Stonewall à New York en 1969. Les gens de cuir et les <em>drags queens</em> se sont révoltés contre des policiers brutaux», mentionne Jean-Sébastien Boudreault, le vice-président des célébrations de la fierté gaie à Montréal. Un an plus tard, la communauté LGBT affirmait sa différence au reste du monde en débutant les marches de la fierté. «À une époque où l&#8217;homosexualité était présentée partout comme une maladie ou comme une perversion, revendiquer ”<em>gay is good“</em> était d&#8217;une importance capitale, d&#8217;où le caractère festif qui s&#8217;est affirmé», complète l’essayiste Guillaume Marche. Dans les années 80, le sida a fait des ravages dans les regroupements homosexuels. L’importance de clamer haut et fort la joie, le bonheur et la validité de l’homosexualité afin de riposter au fléau et aux critiques conservatrices s’est fait encore plus retentissant.</p>
<p>Le fanion coloré est dorénavant reconnu par le Regroupement international des fabricants de drapeaux, en plus de donner une visibilité accrue à la communauté gaie et lesbienne. «Le mouvement LGBT américain a fortement influencé les revendications homosexuelles de par le monde. L&#8217;idée de ”sortir du placard“ s&#8217;est répandue dans de nombreux autres pays. Le drapeau arc-en-ciel est ainsi devenu un symbole de reconnaissance international», conclut Guillaume Marche.</p>
<p align="center">
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://espritsimple.com/?feed=rss2&#038;p=383</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>L&#8217;humain, un produit exotique</title>
		<link>http://espritsimple.com/?p=381</link>
		<comments>http://espritsimple.com/?p=381#comments</comments>
		<pubDate>Sat, 12 May 2012 18:58:39 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[International]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://espritsimple.com/?p=381</guid>
		<description><![CDATA[Par Fanny Samson En manque d’exotisme, des touristes se voient offrir des visites clandestines sur des territoires appartenant à des tribus protégées. Les safaris humains sont devenus une stratégie commerciale où l’humain est une marchandise. Des enfants dansent à moitié nus au rythme de la musique tribale. La vidéo semble banale à première vue. Des [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><em>Par Fanny Samson</em></p>
<p>En manque d’exotisme, des touristes se voient offrir des visites clandestines sur des territoires appartenant à des tribus protégées. Les safaris humains sont devenus une stratégie commerciale où l’humain est une marchandise.</p>
<p>Des enfants dansent à moitié nus au rythme de la musique tribale. La vidéo semble banale à première vue. Des bananes et des biscuits qu’on leur a lancé jonchent le sol. Une femme nue, mal à l’aise, cache son sexe avec un objet. «Danse, danse pour moi», lui lance un policier. Tournées dans la tribu indienne Jarawa, ces images ont été captées en janvier dernier par la caméra cachée du photojournaliste Gethin Chamberlain du journal <em>The Observer</em>. Elles ont enflammé la Toile.</p>
<p>Depuis des années, l’organisme Survival International se bat contre ces safaris humains. Or, pour pouvoir dénoncer le zoo humain établi sur les îles Andaman, il fallait des preuves tangibles. L’enregistrement clandestin du photojournaliste Gethin Chamberlain a permis de révéler l’existence d’un réseau impliquant policiers, agences de voyages, guides et chauffeurs de taxi. «Il devait y avoir un témoignage, quelque chose que personne ne pourrait nier, affirme Gethin Chamberlain<em>.</em><em> </em>Un travail comme celui-ci a pris un mois de combats contre les mensonges de la police et de son administration.» Il a aussi apporté de l’eau au moulin de Survival International, qui était sur le cas des Jarawa depuis deux ans.</p>
<p>Cette tribu est en somme un cas particulier. En 2002, la Cour suprême de l’Inde a établi la fermeture de la route menant à son territoire des îles Andaman. Or, la clause n’a jamais été appliquée. Selon des données obtenues par Survival International, 150 000 touristes s’y sont rendus en 2009 seulement, moyennant une somme d’environ 600 dollars canadiens pour fouler le sol de ce lieu défendu. «C’est pratiquement comme si on arrive dans une zoo. On balance des fruits et des sucreries à des humains», s’indigne la porte-parole de Survival International en France, Sophie Baillon.</p>
<p>Plusieurs tribus reculées doivent affronter le voyeurisme occidental. Tout contact avec l’extérieur augmente le risque pour les peuples indigènes d’être contaminés par une maladie contre laquelle leur corps n’est pas protégé. «Cela pourrait anéantir la totalité de la tribu», prévient Sophie Baillon. Les étrangers et les policiers locaux leur donnent accès à du tabac et à de l’alcool, entraînant souvent des dépendances. Ce sont les plus jeunes qui sont attirés par les étrangers et ce qu’ils ont à offrir, rapporte Denis Giles, rédacteur en chef et journaliste pour le <em>Andaman Chronicle,</em> journal local des îles Andaman. Plusieurs fréquentent la route pour finalement retourner dans leur monde. Puhu, un jeune homme de la tribu Jarawa, s’est enlisé dans la consommation. Sa fascination pour le monde extérieur l’a aveuglé et lui a causé bien du tort. «Il a emprunté des uniformes utilisés par des policiers et les portait sur la réserve, déplore Denis Giles. Ensuite, il s’est marié et on ne l’a jamais plus revu sur la route.»</p>
<p><strong>À qui la faute ?</strong></p>
<p>Selon Denis Giles, les safaris humains sont nés de la volonté des autorités et des agences de voyages. «Les guides touristiques profitent des Jarawa et les ont commercialisés comme une sorte d’attraction touristique majeure au fil des ans.» Le gouvernement permet aux voyageurs d’emprunter une route qui conduit au territoire de la tribu, à condition qu’ils ne l’utilisent que pour visiter une grotte calcaire. Pourtant, ce n’est pas pour cette raison que les touristes vont aux îles Andaman. «Ce n&#8217;est qu&#8217;une ruse pour leur permettre de voir les Jarawa, explique le photojournaliste Gethin Chamberlain. Presque tous ceux qui choisissent ce circuit le font pour ça. C&#8217;est ce qu&#8217;ils demandent.»</p>
<p>À Montréal, les agences Club Voyage et Thématours ne permettent pas aux touristes en mal d’exotisme d’ajouter la tribu Jarawa à leur itinéraire. Par contre, un conseiller de Voyage Bergeron s’est montré plus ouvert: «En ce moment, l’Inde refuse l’accès aux visiteurs et veut fermer la route. C’est un petit peu illégal, mais il y quand même possibilité d’y aller.» Prix exigé : 3 380 $.</p>
<p>Répondre à tout prix aux désirs des touristes reste le grand dictat des agences touristiques. À savoir si la faute revient aux agences qui le proposent ou aux touristes qui acceptent l’offre, Sophie Baillon, de Survival International en France, pense que la responsabilité n’incombe pas qu’à celui qui le propose. «Cette attirance envers l’autre, ce mythe du beau sauvage et cette attente du folklore, c’est ce désir de l’exotisme et cette espèce de voyeurisme qui poussent les touristes vers ces safaris humains.»</p>
<p>&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8211;</p>
<p>Encadré :</p>
<p>Des peuples en marge de la société<br />
Survival International estime que plus d’une centaine de peuples dans le monde ont pris la décision de s’isoler. Au Pérou, une quinzaine de tribus indiennes n’ont pas de contact régulier avec le monde extérieur. Selon ce qu’a rapporté <em>Le Courrier International</em>, des rencontres entre les Mashco-Piro, l’une des quinze tribus du Pérou, et des voyagistes ont eu lieu dans le parc national du Manu. «C’est un choix volontaire de leur part de se couper du monde, estime la porte-parole de Survival International en France, Sophie Baillon. Quand on leur balance des bananes comme des animaux en cage, c’est un tout autre mode de vie qu’on leur impose.»</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://espritsimple.com/?feed=rss2&#038;p=381</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
	</channel>
</rss>

