Chronique International: Paranoïaque, mon oncle Sam!

jeudi 7 novembre 2013 10:34

Depuis juin dernier, l’ancien informaticien des services secrets, Edward Snowden, révèle l’élasticité de la surveillance états-unienne. Après des millions de citoyens, la National Security Agency (NSA) a étiré sa cueillette d’informations à plusieurs chefs d’État, dont celui de l’Allemagne, Angela Merkel. Une douzaine d’employés de l’agence ont été jusqu’à espionner leurs conjoints, anciennes et futures
fréquentations. Quelque chose de normal. Les révélations de Snowden, simple employé de la NSA, sur les proies états-uniennes laissent présager une vaste partie immergée à cet iceberg.

Cette fois, la chasse aux terroristes viole le quatrième amendement qui garantit les citoyens américains contre «les perquisitions et saisies non motivées». Une belle démocratie. Selon des critères propres à la NSA, si on vous soupçonne de vous acoquiner avec des terroristes, ça justifie la transgression de votre vie privée. L’enjeu dépasse les frontières et s’attaque à l’intégrité territoriale et à l’indépendance politique consentie par la Charte des Nations signée par les États-Unis. Être
l’Allemagne, je fulminerais!

Dans la foulée du 11 septembre 2001, l’indécence du Patriot Act, adopté 13 jours plus tard, fait rougir. La législation adoptée à la va-vite a donné carte blanche à l’ingérence états-unienne dans les maisons du pays et d’ailleurs. Suspicieux à souhait, malgré la surveillance, les citoyens du pays approuvent cette loi intrusive, selon les plus récentes données du Pew Research Center. Selon ces
puritains, nous sommes tous des terroristes. In God we trust, qu’ils disent.

Pour comprendre cet appui, il faut voir quel est l’état de la vie privée. Beaucoup trop de personnes ne savent pas utiliser les médias sociaux et exposent les moindres détails de leur vie à qui veut bien les liker, comme Deborah Wilbanks qui ne se peut plus d’attendre le prochain disque de Susan Boyle. Une affaire très pertinente pour la poursuite de notre existence. Pas de doutes, narcissisme et ingérence obligent, exit la vie privée.

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