Chronique Web: #instalove #instafun

vendredi 8 novembre 2013 5:00

Crédit photo: François Joly

«J’ai plein d’amis Facebook, je suis tellement hot, j’ai combien de notifications?» «Je mange au resto, ça me coûte cher et je prends des photos Instagram de mes sept services!» «Je devrais peut-être m’acheter un iPhone comme tout le monde!»

Des photos, des statuts, des tweets, des blogues… L’univers de l’Internet est passionnant et ne nous laisse pas une seconde de répit. Les gens sortent ensemble dans les bars et textent avec leur téléphone, restent dans leur bulle et sont concentrés sur ce que les autres leur écrivent. Le Web prend même de la place dans nos conversations: chercher une recette sur Google, une chanson sur son application Shazam, etc.

Entre amis, on sort ensemble dans des bars et on fait des tweets. Après, on vérifie nos notifications Facebook. Après, on fait des snapchats. Après, on prend des photos de parties de beerpong. Après on met tout ça sur Instagram pour montrer à quel point on a eu du fun, comment c’était génial. Et après? Est-ce que c’est vraiment plus le fun de vivre ces moments par des photos que le moment présent?

C’est vraiment génial pour ça l’Internet: partager, être au courant de la vie des autres et rire. Snapchat, c’est drôle. On nourrit beaucoup Internet et notre représentation de nous-mêmes. Les médias sociaux sont des représentations de chacun d’entre nous. Est-ce que la vie sociale est en train de devenir un concept rétro? Est-elle en voie d’extinction?

Ok non… quand même pas. Le fait est que l’importance de montrer «qu’on est quelqu’un» sur Internet commence à prendre le dessus. Et c’est spécial, des fois nous marchons et pensons à Facebook. «Je vais chez nous, je vais regarder mon Facebook», c’en est devenu un moment incontournable d’une journée. Est-ce que notre monde physique est rétro? Le Web est-il notre nouveau monde? Peut-être pas encore, mais nous le chérissons beaucoup, comme un petit chat tout gentil. Mais faites attention à ce que votre chat ne se transforme pas en hérisson.

Alexandre Graton, co-chef de pupitre Web

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