Boys Band en Corée: K-Pop, l’épidémie coréenne

dimanche 10 novembre 2013 11:26

Crédit photo: Audrey Agma Connor

Après avoir fait un raz-de-marée en Asie et en France, la très colorée musique coréenne, la Kpop, est devenue une tendance que l’Amérique aura de la difficulté à éviter.

Par Francis Pilon

Apprendre l’anglais, une dizaine d’années de préparation pour pénétrer le marché, des chirurgies esthétiques pour se conformer au moule occidental et une image réglée au quart de tour. Les jeunes artistes asiatiques de la Kpop sont les victimes consentantes des pressions du marché musical. Même si leur dévotion pour le métier est colossale, il en est tout autant pour la vénération de leurs fans, qui les suivent plus que religieusement.

«C’est réellement Psy, avec le tube Gangnam Style, qui a transplanté le mouvement de la Kpop en Amérique», affirme le professeur du département de l’Asie de l’Est de l’Université de Montréal, Martin Picard, en parlant du plus grand succès de la vague coréenne à ce jour. «Pour faire partie d’un groupe, il faut pratiquement subir un entrainement militaire, confirme le professeur. En Corée, c’est plus de 10 000 personnes qui participent aux auditions de la Kpop au sein des télévisions.»

Une fois les sélections terminées, une dizaine d’artistes uniquement sont retenus. Par la suite, c’est l’entrainement quotidien et intensif qui se poursuit au niveau du chant et de la danse. «Ces jeunes sont une bonne partie de l’économie et de l’image représentant fièrement la Corée», précise le professeur.

La culture des boys-band et girls-band nous ramène une quinzaine d’années en arrière en Amérique, à l’époque des groupes comme New Kids on the Block, Backstreet boys et même les Spice Girls. S’ils semblent revenir en vogue actuellement en Asie, c’est qu’ils étaient beaucoup moins populaires dans les années 60. «C’est un phénomène qui existe depuis longtemps là-bas, selon Martin Picard. Seulement, ils n’ont jamais été autant exposés et diffusés qu’en ce moment.» Même si les groupes de la Kpop semblent différents de ceux en Amérique, ils sont beaucoup influencés par les bands aux États-Unis. Comme eux, ils jouent sur le sex-appeal et incluent des paroles anglaises pour tenter d’aller chercher le même auditoire. Plusieurs groupes poussent leurs limites jusqu’à des chirurgies nasales, le cassage de la mâchoire et le débridage des yeux dans le but d’occidentaliser leur corps.

Fans à l’international

Une des plus grandes difficultés que rencontrent les fans de la Kpop à l’international, c’est de trouver d’autres admirateurs qui partagent la même passion qu’eux. «C’est pour cela que j’ai créé le Kpop Café à Montréal, un des premiers rassemblements du genre sur l’île, déclare une des fondatrices du Kpop Café, Audrey Agma Connor. On était seuls à écouter cette musique dans nos villes et à échanger sur Internet. On s’est donc réunis au centre-ville pour se rencontrer en vrai.»

Si certains pensent que la vague coréenne attire surtout les Asiatiques montréalais, il faut se détromper. «Nous ne sommes quasiment que des Québécois de souches à écouter cette musique. Pour les Coréens ou les Chinois à Montréal, les groupes de Kpop sont un peu comme notre Justin Bieber. Ils ne s’en vantent pas», rectifie la jeune fille.

Si certains sont plus extrêmes que d’autres, des fans comme Sophie vont jusqu’à parler et écrire le Coréen afin de mieux maîtriser les paroles des chansons de leurs groupes favoris. «Je me lève à 4 heures du matin pour écouter leur spectacle en direct avec le décalage horaire, témoigne l’étudiante. C’est un mode de vie. Je me suis même fait un tatou écrit Kpop et je suis incapable de me faire des amis qui n’écoutent pas ce style de musique», affirme Audrey Agma Connor. Dans les prochaines années, elle compte même aller à Séoul pour diriger son propre groupe coréen.

La vague musicale est très active sur le marché international depuis maintenant deux années. S’il est mitigé sur la question de l’essoufflement de ce mouvement, Martin Picard estime que «l’homogénéisation de cette culture en Asie va peut-être exaspérer les gens de toujours écouter ce même style de musique en boucle». D’autres, comme la fondatrice du café Kpop, assurent que «la vague coréenne vieillira bien pour bientôt envahir nos radios ainsi que nos télévisions.» Même si cette musique finit par s’essouffler, ses retombées économiques sont là pour rester.

1 Comment

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