Les maudits journalisss

mercredi 15 janvier 2014 9:30

2013 a été une année faste pour le journalisme d’enquête. Lors d’une soirée La Presse, Patrick Lagacé a même qualifié cette période actuelle de «nouvel âge d’or du journalisme d’enquête». J’ai tellement envie de le croire. 2013 a marqué mes propres premiers pas dans cette branche de la profession, mais elle m’a aussi donné une sorte de piqûre pour cette vocation.

On nous initie à la technique, aux connaissances de base, on apprend à ar-ti-cu-ler. Malheureusement, on nous montre trop peu à chercher le mauvais, ce qui ne sent pas bon, ce qui est classé top secret. Il faut avoir de la volonté et du courage pour oser déterrer ce qu’on tente de garder enfoui, surtout à l’Université du peuple. Écrire pour la section UQAM du Campus me donne des maux de tête incommensurables, mais la satisfaction au bout de la ligne est incroyablement grisante.

Je ne pense pas que c’est par nous-mêmes que l’on apprendra à être de bons journalistes d’enquête, mais ça peut arriver. Comme Obélix qui tombe dans la marmite, mais avec les kilos en moins. Outre un certain vieux prof français, Alain Gravel et une équipe chevronnée à La Presse, on dirait que ça passe dix pieds par-dessus la tête de tout le monde, mais on s’attend à découvrir toujours plus de scandales pour faire les choux gras des journaux et de TVA. Il faut bien que quelqu’un les alimente, ces journaux et topos.

Il faudrait donc commencer par donner à César ce qui est à César, c’est-à-dire reconnaître que les journalistes ne sont pas tous des crottés finis qui déforment la réalité. Alors je me suis donné comme mission pour 2014 (et inconsciemment avant déjà) de changer la vision des gens sur la profession de journaliste. Désormais, le journalisme d’enquête semble être le seul moyen de montrer patte blanche aux Monsieurs et Madames Tout le monde qui nous voient comme Satan en personne. Je déconne. Mais traquer les méchants, ça aide toujours.

Je veux être un super héros avec comme pouvoirs ma plume et mon calepin. C’est dit.

Audrey Neveu, rédactrice en chef

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