Ceci n’est pas une chronique musicale

samedi 18 janvier 2014 2:00

Gros meeting de production dans la section Culture: «Est-ce qu’on parle du mouvement hipster dans la musique qui bat de l’aile?

-Ou peut-être des stunts d’artistes qui commencent déjà à nous donner mal au coeur?

-Ou… On pourrait peut-être parler d’autre chose que de l’industrie musicale?

-…» Gros malaise dans la section Culture. Les sujets intéressants sont nombreux, mais c’est le temps des Fêtes pour tout le monde et les sujets faciles sont tentants. Dure, la culture.

On ne peut toutefois pas négliger notre réputation de pros des sujets hors norme. Après tout, dans une seule parution, on a réussi à présenter un homme de grand talent du cinéma québécois (non, pas Rémi Girard), tout en explorant des langues obscures. Alors pourquoi, lorsque vient le moment d’écrire notre propre chronique, on tombe dans l’irrésistible envie de facilité? Peut-être est-ce effectivement le surplus de dinde farcie et le disque de Noël de Kelly Clarkson qui nous ont engourdis? À moins que le problème remonte plus loin? *musique dramatique* (Non pas de musique, ceci n’est pas une chronique musicale.)

Les formes d’art existantes sont si difficiles à compter, tellement il y en a. Le théâtre, la peinture, la danse, la littérature, la poésie, le graphisme, le manga, la photo, la sculpture, l’architecture, l’origami, l’aménagement paysager… même un meuble IKEA monté sans instruction peut ressembler à de l’art contemporain. Mais qui se fait tatouer sur le bras «IKEA 4ever» ou «Sculpture is my life»? Qui? À l’opposé, les tatouages de clés de sol ou de paroles de chansons font fureur.

L’explication est assez facile à comprendre. La musique est tout simplement partout. Dans l’auto, au travail, dans les films, dans les jeux vidéos, dans l’ascenseur, dans les magasins. C’est, avouons-le, impossible de l’éviter. Et même si vous pouviez l’éviter, le feriez-vous vraiment?

«Mais finalement, on la fait sur quoi notre chronique?

-Bah, laisse faire, elle est déjà finie.» Meilleure chance la prochaine fois, ami lecteur.

Olivier Dénommée et Miriam Léa Vézina, co-chefs de pupitre Culture

Leave a reply

required

required

optional