Dans l’ombre des grands titres

dimanche 19 janvier 2014 9:50

Crédit photo: François Joly

L’an 2014 est arrivé et il est maintenant temps de faire une croix sur 2013. Pourtant, quelque chose me tiraille en dedans. Dernièrement,  Rue89 présentait «Dix histoires de sport dont vous n’avez pas entendu parler en 2013». Pas besoin de vous dire que j’ai été complètement déboussolée après avoir lu l’article. Pendant qu’ici, en Amérique du Nord, on vante les exploits de Peyton Manning et ses Broncos, on honore les Red Sox et on arbore fièrement les couleurs du CH, plusieurs événements se déroulent ailleurs dans le monde du sport.

Bien que vous ne suiviez pas l’actualité sportive de manière assidue, certains événements vous ont été impossibles à manquer grâce à leur grande couverture médiatique. D’autres histoires de sport sont toutefois restées dans l’ombre. L’Indien Sachin Tendulkar a pris sa retraite après avoir joué son dernier match de cricket, lui qui était considéré comme le plus grand joueur au monde. Le cycliste français François Pervis a battu deux records mondiaux, soit sur 200m lancés et sur le kilomètre, sans pourtant gagner un seul sou. La pilote espagnole Maria de Villota est décédée de blessures neurologiques après un grave accident lors d’un essai pour l’écurie russe Marussia F1 Team en Angleterre en juillet 2012, l’athlète qui était considérée comme le tout premier espoir féminin en F1 pour l’Espagne.

Il ne s’agit là que de quelques exemples parmi tant d’autres, mais qui suffisent à démontrer l’une des plus grandes faiblesses de la presse sportive : le nationalisme. Il est bien plus facile de suivre une équipe ou un athlète près de chez nous, surtout quand c’est ce que les médias traitent en priorité. Plusieurs événements sportifs qui se produisent ailleurs dans le monde ont un impact significatif sur certains pays et en disent long sur leur histoire. Mais ici, à Montréal, on aime mieux célébrer les beaux jeux de Galchenyuk et les mises en échec de George Parros. Dommage, puisque nombreuses sont les histoires qui mériteraient d’être racontées.

Justine Roberge, chef de pupitre Sports

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