On casse le petit cochon

mardi 11 mars 2014 5:00
Crédit Flickr: photoswebpm

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Quatre ans après la tenue des Jeux olympiques de Vancouver, la poussière est retombée sur la ville. Le scénario n’a pas vraiment changé si ce n’est que le coût de la vie a augmenté.

Par Annie-Kim Plante

Être choisie pour accueillir le prestigieux évènement que sont les Jeux olympiques représente une immense fierté, mais au lendemain de la crise financière, Vancouver devait cependant faire en sorte de trouver des solutions pour rentabiliser cet évènement et éviter le gouffre financier. Quatre ans plus tard, l’impact économique des Jeux olympiques sur Vancouver et ses environs aurait pu s’avérer catastrophique si le projet avait mal été dirigé.

Les Jeux olympiques ont encore des répercussions sur la ville. «Vivre à Vancouver était déjà assez dispendieux étant donné que la ville était déjà très populaire aux yeux des touristes, mais depuis les Jeux, cela s’est amplifié malgré le fait que le tourisme n’a pas vraiment augmenté», déclare l’économiste québécois et professeur à l’Université de la Colombie-Britannique, Thomas Lemieux. Le prix des logements, des biens matériels et des activités offertes aux touristes ont grimpé en flèche pendant la tenue des Jeux olympiques. La ville de Vancouver était certaine que la popularité des Jeux aurait fait déplacer beaucoup plus de touristes. C’est dans cette optique que les dirigeants ont décidé de miser sur le tourisme et sur les biens essentiels pour faire augmenter le profit. «L’effet voulu n’est pas réellement ce qui s’est produit, le tourisme n’a eu qu’un maigre 5% d’augmentation la première année et n’a pas vraiment augmenté depuis. Par contre, les prix n’ont toutefois pas diminué», souligne-t-il.

Beaucoup de bidous

Le budget initial accordé à Vancouver pour les Jeux olympiques s’élevait à 1,63 milliard de dollars. Petit bémol, la récession économique qui touchait le monde entier lors de la période des Jeux olympiques de Vancouver ne donnait pas le choix au Comité organisateur des Jeux olympiques de Vancouver (COVAN) de réduire le budget afin de garantir une réussite économique. Thomas Lemieux affirme que le coût total des Jeux olympiques ainsi que les retombées ont eu un bon impact sur la ville au moment même des Jeux. «Les dépenses se sont élevées à près de 7,3 milliards de dollars, mais la Colombie-Britannique a eu une retombée économique de plus de 5 milliards la première année, ce qui est près de 1 milliard de plus que ce que le COVAN avait prédit», illustre l’économiste.

La ville de Vancouver avait choisi d’investir dans la construction d’infrastructures à long terme pour aider au développement de l’urbanisation de la région et ainsi attirer le plus de touristes pendant, mais aussi après les Jeux. Une ligne de métro, la Canada Line, reliant Richmond et le centre-ville, a été construite pour faciliter la circulation et diminuer le trafic. De plus, l’agrandissement du Palais des congrès, une autoroute et plu

sieurs immeubles ont été construits dans l’unique but de satisfaire le plus grand nombre de visiteurs. «La construction de l’autoroute et de la ligne de métro ont vraiment aidé à la circulation dans le centre de la ville», appuie Mickael Johnson, résidant de Vancouver. Toutes ces idées ont donné un bon coup de pouce afin de rentabiliser les dépenses occasionnées par les Jeux olympiques, mais quatre ans plus tard, la ville semble être sur la bonne voie pour concrétiser sa réussite économique.


 

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