Tendances politiques 2014: l’indépendance sur le catwalk

dimanche 13 avril 2014 7:00

Les mouvements indépendantistes hantent la vie politique dans plusieurs pays d’Europe comme l’idéologie communiste a su le faire il y a plus d’un siècle avec Marx et Engels. Ce regain d’intérêt pour l’autodétermination et l’indépendantisme serait, me semble-t-il, la cause directe de la crise de l’État-nation actuelle.

Le rouge et or frappé de l’étoile blanche bat les rues de la Catalogne alors que le président de la Généralité de Catalogne, Artur Mas, fait la promesse électorale de tenir un référendum sur l’indépendance cette année même. En effet, le sentiment indépendantiste des Catalans est palpable.  Plus de 50% d’entre eux se disent en faveur. Seul bémol, Mariano Rajoy, président espagnol, serait celui qui aura le dernier mot sur la destinée de cette indépendance, mais ce n’est que le 9 novembre prochain que Catalans et Espagnols seront fixés sur leur destinée nationale.

En remontant un peu plus au Nord vient la Belgique. L’Alliance néo-flamande (N-VA), qui possède la plus forte députation à la Chambre basse du Parlement belge, désire démanteler l’État fédéral. Certes, il ne s’agit pas d’un référendum à proprement parler, mais plutôt du renouvellement traditionnel des organes représentatifs du pays. Cela dit, en vue des législatives fédérales prévues le 25 mai prochain, la peur d’une dissolution de l’unité belge pourrait s’accentuer si la N-VA l’emportait, elle qui propose la création d’une confédération, premier pas vers ce que plusieurs estiment être l’indépendance de la Flandre.

L’Écosse, quant à elle, devra déterminer de son sort le 18 septembre prochain. Nation constitutive du Royaume-Uni, un peu moins de la majorité de la population se dit pour le projet d’indépendance proposé par le Premier ministre Alex Salmond. Cependant, le mouvement n’a fait que croître en termes de popularité depuis la soumission du projet.

Leur point commun ? Ils ont tous été victimes d’injustices intercommunautaires et économiques. Leur histoire a également contribué à façonner les esprits nationalistes.

C’est ainsi que je prévois la tendance politique de 2014 comme étant l’année où la pérennité des États de notre bonne vieille Europe sera remise en question par des mouvements politiques indépendantistes visant désormais des résultats plus que réalistes.

Laureanne Rivard, chef de pupitre International

1 Comment

  • L’alliance néo-flamande a dans ses statuts le projet de l’indépendance de la Flandre. La population flamande n’en veut cependant pas. L’objectif est purement personel: avoir une répubique flamande avec à sa tête Bart De Wever (ou un autre). Cela étant, si la Flandre (faudrait s’entendre sur ce que cela veut vraiment dire) devait déclarer son indépendance, aucun autre pays membre important de l’UE ne reconnaitra ce micro état tout simplement pour éviter que des indépendantistes dans ces pays n’en fassent autant. Conséquence: la Flandre n’est plus membre de l’UE et donc un état tiers, avec sa propre monnaie, ses propres normes etc… Or ça les têtes de ce parti n’y avaient pas pensé, obsédés par leur flandritude absurde. Alors, ils revendiquent à présent que la Belgique soit un état confédéraliste. Sauf que là aussi ils se trompent (et pourtant Bart est diplomé en histoire, mais n’a jamais travaillé de sa vie). Le confédéralisme suppose que plusieurs états indépendants se rassemblent pour former un confédération (comme en Suisse par exemple). Donc la Flandre devrait dabord se déclarer indépendante mais également la Wallonie et Bruxelles et la région germanophone en Belgique, pour alors par la suite se confédéraliser…c’est du gran n’importe quoi. Ils n’ont donc personne dans leurs rangs qui a des connaissances élémentaires du droit international? C’est pas ainsi que ça peut se dérouler. Pendant cent ans la Flandre a reçu les moye,s financiers pour se développer (par exemple le poprt d’Anvers, de Zeebruges, le raison routier, les subsides… et maintenant qu’ils sont « riches » ils crachent sur les autres régions plus pauvres et veulent se séparer. Mais si c’est ainsi, ils vont devoir rembourser la part de ces investissements énormes qui ont été concédés par toute la population en Belgique et ils vont donc perdre leur adhésion à l’UE, leur richesse égoistement accumulée, et l’assentiment de la population qui ne veut pas du tout une république corrompue et d’extrême droite. Quelqu’un devrait quand même leur expliquer tout ceci…

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