mardi 15 avril 2014 6:00
Crédit photo: François Joly

Crédit photo: François Joly

Moment excitant pour tout passionné de politique, Twitter permet de ne pas décrocher une seule seconde d’une campagne électorale. Récemment terminé, le dernier exercice démocratique provincial a permis de montrer que ce nouveau terrain de jeu est véritablement celui des spin doctors. Ces conseillers de communication de l’ombre n’aident vraiment pas à guérir le cynisme envers le monde politique.

Lors du débat des chefs, la twittosphère s’est montrée surprise de voir que Philippe Couillard twittait en direct! Nos politiciens ont bien d’autres préoccupations que de réécrire leurs déclarations mot pour mot sur leurs téléphones. Au lieu d’être un espace supplémentaire pour débattre, Twitter est utilisé pour faire passer un message et souvent avec des raccourcis douteux.

Qu’on soit pour ou contre le projet de loi de charte de la laïcité, on ne peut être qu’exaspéré par la conduite de Bernard Drainville (et de son spin doctor). Chaque jour, c’est le même message télégraphié qui est sorti. «Un vote pour candidat X, c’est un vote pour le seul parti à adopter la #charte». N’essayez pas de discuter ou de débattre avec le ministre, son prochain tweet est déjà préparé pour le lendemain. Entre-temps, retweets de publicités qui sont plus propagandistes qu’informatives sont au menu. N’allez pas croire que seuls les péquistes jouent ce jeu, à peu près tous les candidats s’y prêtent. En fin de compte, c’est très similaire à un débat électoral, un simple dialogue de sourds où toutes les lignes sont préparées.

Pour faire un choix éclairé, la lecture des programmes électoraux et un choix judicieux de sources d’information sont essentiels. Malheureusement la partisanerie atteint des sommets sur les réseaux sociaux.

Pour conclure, merci à mon collègue Web Alexandre Graton pour son talent et ses soupers. Merci également à toute l’équipe senior de l’ES de nous avoir acceptés dans la gang, nous en ressortons grandis. Longue vie à l’Esprit Simple, et comme dirait René…

À la prochaine fois!

Étienne Cournoyer, co-chef de pupitre Web

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