Arrêtons ce cynisme

mercredi 16 avril 2014 7:00

Plus la campagne électorale québécoise avançait, moins je savais pour qui j’allais voter. Élevé doit être le nombre d’électeurs qui se sentent confus, voire désorientés, au moment où ils se retrouvent seuls dans l’isoloir. Quels choix s’offraient réellement à eux cette année?

D’abord, un PQ qui donne l’impression d’avoir profité de la bisbille créée par la Charte pour se rallier les «Québécois de souche», à la manière dont les Libéraux l’ont fait sur le dos des étudiants à l’été 2012. Un PKP qui parle de souveraineté et une Pauline qui refuse de corroborer.

Ensuite, un PLQ dont la transparence du chef semble plutôt opaque. Une équipe Charest 2.0, composée des mêmes visages qui en ont fait rager plusieurs pendant neuf ans. L’élection d’une équipe libérale 2014 ressemblerait surtout à un retour dans le passé.

Poursuivons avec la CAQ et son chef, qui ne rate pas une occasion de rappeler ses prouesses avec Air Transat. Le businessman qui souhaite faire du Saint-Laurent la nouvelle Silicon Valley, alors que le peuple veut entendre parler d’équité sociale, d’aide aux moins nantis, de meilleurs soins de santé. Le Jos Montferrand qui voudrait couper partout, quand les gens réclament plus de services.

Puis, QS, un parti plein de belles valeurs avec un plan économique douteux, prêt à dépenser plusieurs milliards de dollars pour électrifier les transports en commun. Un projet estimé à 160 000 emplois, alors que ça ne s’est jamais vu ailleurs.

Finalement, il y a les Option nationale, Parti marxiste-léniniste, Bloc pot et autres, auxquels je ne m’attarderai point. Devant un si bel éventail de choix, ça donne envie de se lancer en politique pour défendre soi-même ses intérêts.

Tout le monde devrait le faire. Imaginez comme ce serait drôle si dans chaque comté, on se retrouvait avec une cinquantaine de candidats. Le vote serait tellement morcelé. Les firmes de sondage en seraient toutes étourdies. La classe politique et les vieux partis capoteraient.

Quel beau message ce serait de la part d’une population se sentant désabusée.

Philippe Gagnon, Cochef de pupitre National

1 Comment

Leave a reply

required

required

optional