Je ne serai pas une criminelle

samedi 22 novembre 2014 10:20

Crédit : Andrea Valeria

Par Marianne Julien
Coup de théâtre! Une fusillade au Parlement d’Ottawa. C’est sûr que c’est la faute aux
maudits musulmans, ils sont fous dans tête. C’est beau les préjugés, hein? On aime donc
ça blâmer ceux qu’on ne connaît pas. Ces basses accusations là m’ont fait penser à un
petit quelque chose de familier : les jeux vidéo. Changement de sujet, désolée de passer
du coq à l’âne.
C’est bien connu, les gamers, ceux qui jouent aux jeux vidéo plus d’une heure par jour, et
ce à autre chose que Candy Crush, sont les criminels de demain. Parce que leur
personnage tient un fusil ou une épée. J’assume mon addiction aux jeux vidéo, et en tant
que gameuse, j’aimerais préciser que ce n’est pas en éprouvant un (très) fort intérêt à ce
passe-temps que ça fait de nous de futurs criminels, des brainwashés.
Au contraire, plutôt que d’inspirer la violence, je trouve que ces jeux sont (quasiment)
éducatifs. Dans Assassin’s Creed, j’ai pas mal plus appris sur la Renaissance en Italie et à
Constantinople que dans mes cours d’histoire. Dans The Legend of Zelda, j’ai appris à
surmonter mes peurs. Ça m’a pris trois mois passés à travers le Temple de l’Ombre dans
Ocarina Of Time, mais j’ai pris mon courage à deux mains et j’ai été capable de sauver
Impa.
Ce n’est pas en jouant Call Of Duty ou Assassin’s Creed qu’on va se mettre à attaquer le
Parlement et des garderies. C’est simplement un loisir, ça nous divertit. Tout comme ma
mère qui écoute Unité 9 chaque mardi, mais ça ne fait pas d’elle une future détenue
carcérale.

Leave a reply

required

required

optional