Quand fiction frôle réalité

vendredi 21 novembre 2014 6:00

Crédit : Vincent Milum Jr

 

L’envers des événements geeks

Le nombre de participants aux événements geek monte en flèche. Les fanatiques sont prêts à dépenser une fortune pour célébrer leur passion.

Par Cathyane Dufort

Les événements comme le Comic con et l’Otakuthon offrent la chance aux geeks de se plonger dans un univers fantastique qui les passionne. Les participants dévoués dépensent temps et argents pour ces conventions. Les dollars s’envolent au profit de livres et de cartes.  Ces rendez-vous pour geeks peuvent être considérés comme des mines d’or ou des trous noirs pour le portefeuille.

Deux fois par année, une vague de fanatiques venue à l’occasion des événements geeks envahit le palais des congrès de Montréal. Selon leur site officiel respectif, l’Otakuthon a accueilli 17 069 participants et le Comic con,51 000 visiteurs.

Émilie Bourgeault se donne corps et âme à la confection de ses nombreux costumes. Sa passion l’a menée à créer sa propre page Facebook sur laquelle elle montre et vend ses créations. Elle dépense environ une trentaine d’heure et entre 50 et 130 dollars par costume. Un exemple qui est similaire à de nombreux participants. Les habitués se préparent un costume pour l’occasion. Certains l’achètent à des coûts variables dans des magasins et d’autres pour la fabrication maison. Les costumes, plus communément appelés les cosplays, sont des éléments importants pour les événements geeks.

La planification de l’événement comprend aussi l’achat de billet. Pour l’Otakuthon, la passe week-end coûtait 50 dollars et le billet pour une journée variait entre 30 et 40 dollars. Pour le Comic con, la passe trois jours était 60 dollars et le billet 30 dollars. Certains fans, comme Antoine Hébert, viennent de plus loin au Québec et doivent se prévoir un endroit où loger. D’autres, comme Olivier Provost, se paient une chambre d’hôtel afin d’être plus près du Palais des Congrès.

Une fois sur place, une multitude d’activités sont offertes et la plupart d’entre elles sont gratuites. Les séances d’autographe en font partie. La majorité des séances d’autographe étaient gratuites. Cependant, selon Nicolas Delisle, certains artistes invités, comme la cosplayeuse populaire Vera Baby, faisaient payer pour être pris en photo avec eux. Le réel gouffre financier se trouve à être la salle marchande, où l’on retrouve tous les kiosques. On y vend toute sorte d’articles : des livres, des costumes, des jeux, des œuvres inspirés de la culture geek, etc. Elle représente une vraie mine d’or pour les admirateurs et un tremplin pour les artistes et marchands. Ils y dépensent près du trois quarts de leur budget, ont rapporté les participants.

Dans le cas de Michaël Grenier, la totalité de son budget de l’événement y est passée. Pour sa première fois, il a investi dans un costume pour mieux s’intégrer aux autres participants. Il a aussi acheté de nombreuses cartes à jouer, pour une dépense d’environ 200 dollars pour les trois jours.

Les événements terminés, les participants ont les poches vides et sont déjà nostalgiques. Certains commencent à se préparer pour l’année prochaine. Le tout se transforme en cycle dans lequel les passionnés sont entraînés, année après année. Certains paraient devenir dépendants aux événements geeks et chaque année de plus en plus de gens retombent dans ce gouffre financier.

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