Critique du quotidien

vendredi 21 novembre 2014 10:00

Crédit : Andrea Valeria

Par Prisca Benoit
À toi, compagnon de tous les jours,
Tu occupes ma vie et mes pensées. Au travail, en cours ou à la maison, je t’ai toujours en
tête. Tu me fais vibrer lorsque tu es près de moi. À ta vue, je me sens rassurée, je ne suis
plus seule, enfin. Même quand le soleil est couché, tu es à ma portée. Même si je dois te
cacher, parfois, parce que certains ne pourraient t’accepter, ma famille, mes amis et mes
collègues passeront toujours après toi. Tu es là quand je me perds pour me remettre sur le
droit chemin. Si je m’ennuie, tu me murmures de douces mélodies à l’oreille. Te perdre
serait une catastrophe, juste penser t’égarer pour quelques instants provoque en moi une
décharge de craintes insurmontables. Je dois te laisser, je dois te brancher, ta batterie est
bientôt à plat. Ce n’est que partie remise, on se revoit bientôt.
xoxo…
Ton cell est où en ce moment? Dans tes poches, sur ta table de chevet, sur le bureau où tu
es censé faire tes devoirs? Il est rendu où ton réveille-matin? Tu sais, celui qui avait la
fonction de te réveiller au doux son de la radio? Pis ton ami, celui dont tu likes chaque
photo Facebook et que tu textes à sa fête, depuis combien de temps tu n’as pas entendu sa
voix? Quand c’est rendu que tu demandes à tes amis de te confisquer ton téléphone
lorsque tu as un peu trop bu, de peur que tu fasses une gaffe, as-tu perdu à ce point le
contrôle de ta soirée? Ce n’est pas la preuve que c’est ton téléphone qui te contrôle en
réalité? Depuis quand tu as perdu la bonne habitude d’aller cogner chez quelqu’un plutôt
que de lui texter «Hey, ouvre moi, j’suis là!»?

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