Médecine de cheval contre l’austérité

samedi 17 janvier 2015 8:00

Crédit : Andrea Valeria

Par Francis Pilon

Plusieurs actualités de la précédente année nous ont naturellement dirigés vers le thème Refoulé pour cette parution. Il semble y avoir une corrélation serrée entre austérité, politique, manipulation, privation et indignation.

Le Québec est présentement atteint d’une incurable pathologie : le sentiment de refoulement. Stéthoscope à ses oreilles, le valeureux Philippe Couillard a prescrit l’austérité après avoir pris le pouls de notre société. Plusieurs vaccins sont administrés : hausse des prix d’électricité, fin aux garderies à tarif unique, hébergement plus cher pour les aînés vulnérables, tarification de nombreux services publics, compressions budgétaires dans les écoles, etc.

La fin justifie les moyens pour arriver à un certain équilibre budgétaire, dans la médecine préventive du Docteur Couillard. Inutile de mentionner les conséquences qui sont engendrées par les inégalités de revenus, toute personne à l’affût de l’actualité sait que la classe moyenne est la principale touchée. Le côté alarmant, c’est l’impossibilité d’améliorer sa situation financière par son travail ainsi que son talent. Pour soi et ses futurs enfants. Il y a un prix à payer à l’austérité.

Loin d’être sous anesthésie, quelques manifestations ont été palpées dans la population. Comme tout s’effrite avec le temps, les mouvements de consternation se dissipent tranquillement. Les Québécois semblent opter pour le refoulement en réaction à ces mesures d’austérité et le temps des fêtes a favorisé les oubliettes. On se courbe l’échine au lieu de courber le régime. (plie)

La droite impose ses idéologies. Si on parvient à vendre des produits mortels comme le tabac, il est aisé de vendre l’austérité comme solution à notre société. «Rose futur» pour les Québécois, à l’aube de 2015.

Bonnes réflexions.

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