La folie post-hivernale rend fou

mercredi 25 mars 2015 8:00

Crédit : Andrea Valeria

Par Francis Pilon

Parce que l’hiver commence à prendre des tournures de vieille pizza mouillée, camouflée dans son Tupperware transmit de cinq générations derrière la mayonnaise dans le frigo et dont la difficulté de mastication est aussi ardue qu’un vilain bâton dentaire pour chien.

Ma luxueuse semaine de relâche m’a permis d’aller poser mes deux pieds sur un pouffe campagnard à l’extérieur de Montréal. En quatre maigres jours, les gens ont changé et sont devenus printaniers sur l’île. Imaginez les yeux d’une biche qui est sous le point de se faire tamponner par une Toyota Tercel maladroite, j’avais le même regard en observant les gens dans ma carriole.

Plus de tuques tolérées, cette arme de camouflage par excellence contre les soins capillaires délaissés. Au loin, j’ai même aperçu des shorts taille haute d’une ambitieuse qui souhaitait envier le printemps de se manifester au plus sacrant. Même les manteaux, qui nous cloisonnent depuis 5 mois et dont les échantillons odorants sont abondamment disponibles sur la ligne orange, sont finalement révolus! Pourtant, personne ne va me convaincre que l’exposition précoce de son épiderme à -10 degrés est aussi confortable que celle de matante en monokini à Playa Cayo Santa Maria qui sirote son Pina colada.

Ma question existentielle ne fait que revenir au galop ces jours-ci : est-ce que c’est moi ou les autres qui sont fous? Je pense que l’hiver m’a rendu pudique.

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