De la musique à mes oreilles

mercredi 1 avril 2015 11:00

Crédit : Andrea Valeria

Par Marianne Julien

Qui n’aime pas écouter de la musique selon son humeur et avoir accès à toute une bibliothèque de chansons? Avoir une source, autre que la radio, pour en découvrir de nouvelles? Non, je n’ai pas eu une épiphanie, et il ne s’agit pas du Saint Graal non plus, mais la musique en «streaming» pourrait bien être le salut des artistes indépendants et québécois.

Écouter une liste de lecture sur Songza dans l’autobus semble banal, mais au contraire, l’ampleur du streaming dépasse toutes nos attentes. Ces plateformes, telles que Spotify, Pandora, ou Songza sont tellement fréquentées qu’une baisse du piratage de musique a été observée!

Par contre, le streaming ne change rien au fait que les ventes physiques chutent, surtout au Québec. Ce n’est pas une révélation. Mais au moins les artistes reçoivent un bénéfice des lectures, sans avoir à débourser un sous, grâce aux publicités et en se faisant de moins en moins pirater. Honnêtement, je m’en fous si Taylor Swift en tire des bénéfices, si je suis dans cet état de béatitude, c’est clairement pour ces artistes «underground» et indépendants.

Mais comme toujours, cette industrie du streaming est mal adaptée au Québec, et même si les artistes offrent leur contenu sur ces plateformes, ils n’en tirent aucun profit. Si on veut conserver cette belle diversité musicale et trouver des artistes québécois similaires à vos goûts, mais que vous ne connaissez pas encore, il faut faire un petit effort. Je sais qu’au fond de toi, même si tu apprécies les Sœur Boulay, tu n’achèteras pas leur album, mais avec ces plateformes, tu n’as plus de raison pour ne pas écouter Le chignon du cou et encourager la culture québécoise, elle est littéralement au bout de tes doigts.

Aujourd’hui, on n’a jamais autant consommé de musique, il suffit juste de mettre à profit notre pouvoir de consommateur et de faire partie de cette folie furieuse qu’est la musique en streaming. Ça ne vaut pas un sublime album entre les mains, mais c’est mieux qu’un torrent au son douteux.

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