Se lancer en mer

lundi 7 décembre 2015 1:35

Par Matisse Harvey

Mères, filles, pères, fils, sœurs, frères, tantes, oncles. Depuis janvier 2015, plus de 700 000 réfugiés syriens ont traversé la mer Méditerranée dans l’espoir de rejoindre les côtes de l’Europe, selon le Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR).

Fuir les persécutions ou la guerre qui ravage son pays demande un sang-froid impossible à prévoir à l’avance. C’est tourner le dos à une partie de sa vie en enfouissant ses souvenirs au plus profond de son être. Prêts à tout pour atteindre l’Europe par des embarcations de fortune, les réfugiés syriens ont pour unique bagage l’espoir d’une vie meilleure.

D’Haïti sous Duvalier au génocide du Rwanda, en passant par le Chili sous Pinochet ou encore l’ex-Yougoslavie sous Milosevic, le tableau politique mondial des dernières décennies regorge de cas qui auraient pu servir d’exemples à l’Union européenne. Au fil des mois, la crise des réfugiés en Syrie a mis en lumière son incapacité à s’entendre sur des mesures précises permettant d’accueillir des migrants. Plusieurs États, tels que la Hongrie ou l’Allemagne, ont préféré statuer individuellement sur les protocoles qu’ils mettraient en place.

Bien souvent, ce sont des années plus tard qu’une prise de conscience et un regard critique voient finalement le jour. Avant de regretter d’avoir fait la sourde oreille, il devrait y avoir dans cette crise migratoire une volonté ferme de ne pas reproduire les erreurs du passé.

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