Tu peux toujours courir!

jeudi 7 janvier 2016 3:55

Cécile Gasse

Athlète professionnel ou sportif amateur, tous peuvent pratiquer la course à obstacle, un sport de plus en plus populaire. 

Par Ericka Muzzo 

8h59. L’élite, cette catégorie de quasi-professionnels, est bien en place à la ligne de départ, prête pour le défi qui commence dans une minute. Certains en sont à leur quinzième de l’été, en autant de semaines pour les plus dévoués! On observe ses adversaires, on s’échauffe, on se prépare mentalement pour une course extrême.

Samuel Hébert, 23 ans, fait partie de ceux pour qui le sport est un mode de vie. À la fois entraîneur et athlète, il est tombé dans la potion magique des courses extrêmes lorsque celles-ci ont commencé à se populariser, il y a environ 4 ans. Selon lui, l’aspect social et le dépassement de soi sont les clés de la participation croissante à ces compétitions. «La fameuse Spartan Race, où les gens vont pouvoir publier des photos d’eux dans la boue, les gens adorent ça, indique-t-il. Ça génère beaucoup d’engouement sur les réseaux sociaux.»

Au départ, les courses extrêmes étaient réservées aux plus aguerris: l’idée était de reproduire l’entraînement militaire, de type crossfit ou bootcamp. Mais bien rapidement, de plus en plus de sportifs ont été attirés par ces compétitions qui les poussent au bout d’eux-mêmes.

Julie Deslauriers, participante de la Xman Race, est motivée par la difficulté : «J’ai voulu le faire pour me prouver que j’en étais capable», dit-elle. Elle s’est inscrite avec des collègues, choisissant cette course en particulier puisque les profits sont remis à un organisme de recherche. Elle conseille l’expérience à n’importe qui voulant repousser ses limites mentales et physiques.

Sky’s the limit

Pendant que les catégories open attirent toujours plus d’athlètes de loisir visant simplement à terminer la course, une nouvelle classe de compétition se développe: les athlètes qui pourraient être désignés comme semi-professionnels ou professionnels, et qui se battent pour le podium. Un bassin en plein épanouissement, au grand plaisir de Samuel pour qui la compétition est une immense source de motivation. Et la compétition est plus féroce d’année en année.

Les participants veulent toujours plus de défi, plus de difficultés et d’occasions de se pousser aux extrêmes: «Il faut apprendre à t’écouter, à te gérer en te poussant toujours au maximum, avertit l’athlète de 23 ans. Je ne pourrais pas dire combien de fois dans une course d’une heure, je me demande si j’arrête ou si je continue. Au moins une dizaine de fois.» Mais Samuel n’a jamais abandonné; le sport a ses raisons que la raison ignore!

Mode ou pas, les courses extrêmes semblent là pour rester. L’idée d’en faire un sport olympique est sur la table, il ne manque que des règles précises pour encadrer la pratique. En attendant, des championnats du monde de course extrême ont été organisés pour la première fois l’an dernier, de quoi faire patienter les mordus.

Tout au long de la journée, une centaine de participants ont débuté la course aux demi-heures. Repousser ses limites. De cinq à 42 kilomètres en montagne et des dizaines d’obstacles : des pneus à renverser, des feux à enjamber, des sacs de sable à tirer, des monkey bars, des tunnels et davantage; tout ça dans la boue. C’est bel et bien l’esprit des courses extrêmes!

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