Travail à l’échelle humaine

mercredi 25 novembre 2015 1:19

Par Dominique Degré 

Au 19e siècle, certains travailleurs du textile, appelés luddites, se sont révoltés en détruisant des machines qui avaient rendu leur emploi obsolète. Ceux qui, encore aujourd’hui, pensent comme ces travailleurs perpétuent ce qu’on appelle le sophisme des luddites, soit que les machines prendront tous les emplois humains.

Si ce raisonnement est vrai, il est étonnant que le taux de chômage ne soit que de 7% au Canada alors que les machines sont fermement implantées dans bon nombre de secteurs d’activités économiques.

Certains diront quand même que, d’un point de vue philosophique, les machines nous aliènent de nos professions par leur productivité féroce et qu’ultimement, notre travail et les efforts que nous mettons pour réaliser une tâche ne valent rien. En réalité, ces automates ne nous dévaluent pas, mais enrichissent nos vies au quotidien.

Depuis la Révolution industrielle, les machines ont pris une place grandissante dans les champs et les usines occidentales. Le résultat direct de cette mécanisation? Le passage d’une économie de production à une économie de services. Ce qui caractérise cette dernière, c’est que les travailleurs ne passent plus leurs journées devant des machines de fer froid, mais bien face à d’autres êtres humains en chair et en os. Le contact et l’interaction sociale sont des piliers de l’existence humaine, des traits caractéristiques qui nous définissent en tant qu’espèce. Il faut donc voir d’un bon œil l’arrivée inévitable de robots et d’autres engins dans nos milieux de travail, car ultimement, ce sont ces machines qui rendent nos vies un peu plus humaines.

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