Argent, quand tu nous tiens

vendredi 8 juillet 2016 3:53

Par Charles Laverdière

Les hauts dirigeants de la Ligue nationale de hockey (LNH) souhaitent, depuis quelques années, instaurer des publicités sur l’équipement des joueurs de hockey. Il en est de même pour les autres grandes ligues sportives en Amérique du nord, soit le basketball (NBA), le baseball (MLB) et le football (NFL). Quelle mauvaise idée! Et pourtant, c’est le futur du monde sportif.

Déjà, l’une de ces grandes ligues, la NBA, a approuvé le projet et aura de la publicité sur ses chandails dès la saison 2017-2018. Je ne suis pas contre le fait d’avoir un, peut-être deux petits logos sur le chandail des équipes, mais il suffit d’aller voir les formations sportives en Europe pour voir que les publicités n’ont pas leur place sur l’équipement.

D’un point de vue monétaire, je peux comprendre le fait que ces publicités pourraient rapporter près de 100 millions de dollars par équipe, mais est-ce que le jeu en vaut vraiment la chandelle? Les joueurs de hockey en Europe ressemblent à des clowns tellement leur chandail est coloré de publicité à ne plus savoir quoi en faire.

Certains partisans vouent un culte à leur équipe favorite. Ils ont remplacé leur visite du dimanche à l’église par une visite au stade, pour admirer le sport qu’ils aiment tant. Une équipe sportive représente plus qu’un simple logo, c’est quelque chose que les amateurs vénèrent par-dessus tout. Il m’est impossible de penser que l’équipement de mon équipe favorite pourrait être souillé par des commanditaires. Un chandail sportif, c’est sacré! Je me demande ce que dirait le pape s’il voyait les prêtres, les cardinaux et tous les autres hommes religieux de partout à travers le monde avoir des publicités de McDonald’s, par exemple, sur leur habit de cérémonie.

Certains me traiteront de puriste, mais la vérité est que si je ne suis même pas capable de distinguer le logo de mon équipe favorite, ou même le nom et le numéro de mon joueur favorit à travers de tous ces commanditaires, c’est qu’il y a un véritable problème.

 

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