Les marées féministes

mercredi 16 novembre 2016 9:44

Par Julianne Sickini 

Les différentes vagues de solidarité humaine ont toujours fluctué au sein de la société; en ce milieu des années 2010, le mouvement féministe refait surface.

Au lendemain de violences sexuelles sans pareil en Occident, dont les agressions de masse à l’Université Laval, je persiste à croire qu’il est plus important que jamais de se tenir debout en tant que femme. La nouvelle idéologie féministe du «sans oui enthousiaste, c’est non» est à considérer.

Je suis d’avis qu’il est primordial d’être consciente, en état et en confiance de pouvoir refuser les avances d’un homme, surtout un qui est en position d’autorité.

Il est chose ardue de dénoncer une agression. Grâce au présent mouvement social de dénonciation, de nombreuses victimes obtiennent ce dont elles ont besoin: du soutien et de la compréhension.

J’espère foncièrement que ce type de solidarité féminine persistera à travers le temps. Les femmes ne devraient pas craindre de dénoncer une agression. À mon sens, toutes devraient se sentir libres d’en parler. Dans un monde où les «critères de magazines féminins» motivent notre mode de vie et encouragent les hommes à baver devant des mirages modifiés par Photoshop; les femmes doivent d’autant plus admirer leurs propres complexes pour apprécier leur beauté distinctive. Il faut garder cette magnifique solidarité et vaincre la vague de clichés qu’on s’impose nous-mêmes, humains.

Le féminisme doit être préservé pour enfin différencier les femmes des objets. Malheureusement, au fil du temps, il a connu de nombreux creux. Comme tout phénomène social, il n’est pas linéaire. Pourtant, je suis persuadée que si nous, les femmes, nageons toutes ensemble, nous pourrons aller suffisamment à contre-courant pour noyer la misogynie dans l’oubli.

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