Pour le meilleur et pour le pire

samedi 26 novembre 2016 10:59

Par Myriam Eddahia

Le mariage entre l’ancienneté et la nouveauté ou encore l’histoire et l’avenir façonne nos sociétés. La technologie, mise à profit par l’art, change la manière dont nous le consommons.

En évolution technologique depuis les dix dernières années, l’expérience muséale offre désormais une allure spectaculaire à des salles parsemées d’artéfacts et de toiles. L’investissement financier des institutions gouvernementales ou privées encourage le développement et l’implantation de médias numériques dans certains musées. Ceux-ci connaissaient, depuis un moment, des transformations qui réinventent l’approche à adopter pour interpeller le public et en attirer davantage. En adoptant de nouvelles formes de médiation des arts comme la «cybermuséologie», soit la dé- couverte de musées en ligne, l’accès aux œuvres d’art est facilité. Cette alternative artistique redéfinit ce qui caractérise une visite au musée.

L’utilisation de supports multimédias est critiquée par certains visiteurs qui les considèrent comme étant une distraction. La perte du caractère «organique» de l’expérience muséologique soulève un questionnement qui n’est pas à négliger. La légitimité d’une visite au musée est-elle déterminée par la nature de l’interaction entre l’oeuvre et le visiteur? Je crois que non. Les outils digitaux mis en place par ces établissements permettent aux visiteurs d’aller à la rencontre de nouvelles dimensions. Grâce aux expositions virtuelles, je peux parcourir les lieux des plus grands musées du monde sans avoir à payer un billet d’avion.

Qu’on parle de culture numérique ou de préservation de l’essence de la visite «traditionnelle», la rencontre ou la rupture entre l’art muséal et l’univers virtuel apporte à l’histoire une touche moderne.

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