Avec un grain de sel

samedi 26 novembre 2016 11:26

Par Éricka Muzzo 

Ces dernières années, la mode prend un virage «santé» et on s’en réjouit! Les résultats sont tout de même plus intéressants que ceux des campagnes de valorisation du fast food des dernières décennies.

Et pourtant, il est impératif de demeurer sur nos gardes. La montée en force des superaliments comme le kale et le quinoa est appuyée de solides arguments. Il serait cependant insouciant de prendre ces arguments au pied de la lettre, sans regarder l’envers de la médaille.

Le secteur alimentaire n’est pas exempt de marketing – loin de là. On nous vend la santé comme n’importe quel autre produit, c’est-à-dire dans le but de faire du profit. Le mot d’ordre est le suivant : si votre produit semble plus «santé» que celui du voisin, il se vendra davantage.

L’image du produit prime donc sur ses qualités réelles. Ainsi prolifèrent des étiquettes plus ou moins exactes; biologique, sans gras, sans sucre, etc. Peu de règles régissent ces termes utilisés de façon presque aléatoire.

Un produit léger peut très bien contenir davantage de sucre que son voisin, nous procurant néanmoins la fausse impression d’être «plus santé». Une salade de quinoa peut aisément renfermer davantage de sodium et d’huile qu’une portion de frites de restauration rapide. Et un jus d’orange comporte autant de sucre qu’une portion équivalente de boisson gazeuse, avec à peine plus de fibres.

En alimentation comme ailleurs, l’esprit critique demeure le meilleur atout du choix équilibré. En espérant tout de même que la mode du « manger santé» se prolonge au moins assez longtemps pour que l’on puisse l’apprivoiser, la décortiquer et en garder le meilleur, fibres et nutriments compris.

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