Un univers parallèle

jeudi 9 février 2017 10:54

L’envie de liberté se révèle dans la pratique d’un des sports extrêmes le plus passionnants: le parachutisme

Par Daniela Vargas Rojas

Le parachutisme, reconnu comme l’un des sports extrêmes les plus sécuritaires par les mesures de prévention qui l’entourent, est le responsable de la production d’un sentiment de toute-puissance chez ses adeptes.

Le rugissement de l’avion qui décolle, la peur qui s’installe, l’insécurité de sauter dans le vide, les corps des autres qui se projettent dans le vent : quelque chose se  déclenche dans la tête de Jean-Marc alors que son corps se balance déjà dans les airs.

Avec plus de 350 sauts à son actif, Jean-Marc Goulet n’oubliera jamais sa première expérience. Son premier saut, réalisé avec un maître tandem, a été le catalyseur d’une pratique qui allait devenir pour lui une véritable passion.

Aimer chuter

Le premier saut en parachute a été réalisé en 1797, alors que l’aviation n’était pas encore inventée.  Le parachutisme pratiqué depuis une soixantaine d’années consiste en une chute libre ralentie par l’ouverture d’une voilure. La discipline se décline en une pluralité de styles déterminés en fonction du positionnement du corps lors du saut. Le saut «des débutants» est celui en tandem, réalisé en compagnie d’un maître expérimenté.

Quand il était adolescent, Jean-Marc Goulet aimait passer ses étés à la Ronde, ce célèbre parc d’attractions montréalais. Sans s’en rendre compte, il y a développé dans les manèges une  dépendance à l’adrénaline. «L’adrénaline sécrétée par les glandes surrénales est responsable de mobiliser l’organisme pour affronter un danger.  En même temps, l’énergie dépensée dans le processus aide le corps à se détendre physique et mentalement après le moment de stress», explique la docteure Ezgi Demirtas, de l’Hôpital Royal Victoria.

Dépendance et adrénaline 

L’homme dans la trentaine explique aussi qu’il a trouvé dans le parachutisme une sorte de «thérapie bien-être».  En effet, la Dre Demirtas rappelle que la production d’adrénaline stimule le cerveau pour qu’il produise de la dopamine, hormone responsable du plaisir. «Ce neurotransmetteur présent dans le cerveau lie les fonctions motrices, les émotions et le sentiment de plaisir. Le stimulus étant très positif, il est possible d’y développer une certaine dépendance», ajoute la spécialiste. Quelques années plus tard, la découverte du parachutisme a réveillé chez Jean-Marc cette même sensation de bonheur inexplicable.

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