Apple moi encore et encore

dimanche 26 février 2017 2:08

Par Laëtitia Rattier

Perdre son téléphone dans une soirée un peu trop arrosée ou se le faire voler dans un casier de gym sont des expériences auxquelles beaucoup d’entre nous ont déjà fait face dans leur vie. J’ai moi-même eu l’occasion d’expérimenter la chose la veille de mon départ en vacances dernièrement.

Cela dit, ce qui m’a le plus marqué dans tout ça est ma réaction plus qu’excessive face à la situation. Perdre mon téléphone a été comme perdre une partie de mon âme et m’a mise dans un état près de la crise de panique en moins d’un dixième de seconde, accélération de mon pouls et bouffées de chaleur incluses. Qu’est-ce que j’allais devenir sans mon téléphone ?

J’ai eu une lueur d’espoir lorsque celui-ci a été géolocalisé coin Sherbrooke/Frontenac et j’ai pris la sage décision de faire du pouce à 3h du matin dans les rues de Hochelaga-Maisonneuve. J’étais prête à n’importe quoi pour le retrouver, une multitude d’idées se bousculaient à l’intérieur de ma tête et mon filtre permettant d’évaluer les risques auxquels je pouvais m’exposer s’était complètement évanoui. «Excusez-moi, je pensais que vous faisiez la rue», m’a gentiment informé l’âme charitable qui a finalement accepté de m’y amener. Je suis rentrée bredouille de mon aventure nocturne après presque 3 heures de recherches.

Ma totale impuissance et ma réaction exagérée face à cette expérience m’ont prouvé à quel point j’étais dépendante de ce petit bijou technologique qui m’accompagnait au quotidien depuis plus d’un an. On ne devrait pas réagir aussi intensément face à quelque chose d’aussi futile au final, mais nous sommes conditionnés à la technologie, nous avons grandi dedans et y avons accumulé une bonne partie de nos vies.

Dix jours plus tard, j’ai cassé le téléphone que j’ai retrouvé dans mes affaires pour le remplacer. La question s’est donc posée : «Devrais-je tout simplement cesser d’avoir un cellulaire?» Prendre la décision de se libérer de toutes les responsabilités qui entourent le fait d’avoir un téléphone est quelque chose que je ne peux pas me permettre, mais je connais quelques personnes qui ont franchi le pas et le vivent très bien. Et pourtant, nous continuons à nous faire prisonniers de ces technologies qui dictent nos journées et qui en réalité sont devenues indispensables à chacun.

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