D’égal à égal

mardi 25 avril 2017 6:50

Mon arrivée au cégep et ma collision avec certaines de ces jeunes femmes venant du Pensionnat du Saint-Nom-de-Marie ou de la Villa Ste-Marceline m’a plus qu’intriguée. Un mélange d’apparence de confiance en soi doublée d’un engouement face à l’attention masculine, les transformant en des êtres complètement différents selon l’interlocuteur.

Plusieurs avantages sont énumérés par les chercheurs qui se sont penchés sur la non-mixité dans les écoles?: un meilleur apprentissage des matières considérées «masculines» et l’impression d’un environnement plus sécuritaire, entre autres.

C’est bien de vouloir faire explorer des sujets traditionnellement masculins aux élèves, mais comment leur expliquer que ce climat de sécurité ne sera pas reproduit dans le monde du travail?

Prenons l’exemple d’une jeune fille qui doit choisir ses cours pour son 5e secondaire. Elle doit choisir un cours d’espagnol ou un cours de programmation informatique. Dans une école mixte, il est très probable que le cours de programmation informatique soit l’hôte de garçons qui pourraient tendre à sous-estimer la jeune fille, mais est-ce qu’une fille qui a été formée toute sa vie à croire en elle et à ses capacités se limitera nécessairement au cours d’espagnol peu importe sa préférence?

J’ai eu la chance de ne pas me faire élever dans le doute, mais j’ai connu des filles qui n’ont pas eu la même opportunité, qui doutaient d’elles pour des raisons issues de la manière dont elles ont appris à se faire confiance. Est-ce que la société aurait tendance à surprotéger encore aujourd’hui ses petites filles vu ce stéréotype de fragilité qui nous est associé?

Je suis bien consciente de la généralisation de personnalité que je fais ici, ce ne sont pas toutes les filles qui auront une confiance assez grande pour tenir tête aux préjugés masculins, mais ce n’est certainement pas une minorité. C’est un handicap que d’initier une jeune fille à cette fausse sérénité qui sera loin d’être réelle dans un milieu de travail, surtout si celui-ci est basé sur une matière considérée masculine!

C’est insidieux et c’est plus grand que nous, mais pourquoi ne pas tenter petit à petit de troquer le doute pour de la confiance. La confiance que tout est possible.

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