Détacher le sexe du muscle

mercredi 26 avril 2017 8:49

Par Ericka Muzzo

J’avais envie de vous parler de sexe. Pas de celui qui fait rougir lorsqu’abordé à table lors d’un souper de famille, mais plutôt de celui qui nous est inhérent. La «différence constitutive du mâle et de la femelle dans les animaux et les plantes», propose Le Monde.

Je laisserai de côté le débat très pertinent de l’identification sexuelle pour plutôt me concentrer sur un enjeu qui me tient à cœur?: les femmes dans les salles de musculation. Presque un tabou, me semble-t-il parfois. Et pourtant, je constate avec plaisir que de plus en plus de sportives s’aventurent dans la section de la fonte.

Tant qu’il y a du muscle, il y a de l’espoir

Petit à petit, la société me semble s’ouvrir davantage à l’idée qu’une femme peut et même doit être non plus un frêle objet qu’il faut protéger, mais un être fort, autonome et indépendant. La modification des psychologies se fait lentement, et se reflète de plus en plus dans le physique?: on assiste à une éclosion de femmes musclées, dont certaines en font même un métier. Et surtout, on s’y intéresse: ces femmes aux muscles hypertrophiés se retrouvent dans les médias, proposent un modèle différent, nouveau, inspirant.

L’égalité des genres est loin d’être acquise, mais il me semble que de voir davantage de femmes être à l’aise dans les salles de musculations est un pas en avant. Des secteurs auparavant associés au genre masculin sont investis par le beau sexe. Franchir la ligne comme on surmonte une crainte, la tête haute et le cœur battant un peu plus fort. Et chaque fois qu’une femme est chez elle parmi les poids libres et les machines, il me semble que c’est une petite victoire.

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