Consommer, mais à quel prix ?

samedi 18 novembre 2017 1:59

Ma petite soeur m’a dit aujourd’hui qu’elle voulait une carte de crédit. Ma petite soeur a 17 ans. Elle a décroché son premier emploi il y a à peine cinq mois et elle veut une carte de crédit. Elle n’est même pas encore majeure et elle pense déjà à s’endetter.

Par Alexandra Grenier

Si je vous parle de ça, ce n’est pas pour critiquer la « nouvelle » génération, mais bien pour critiquer la société. Quand on sait qu’en 2016, selon l’Institut de la statistique du Québec, la dette moyenne de consommation par personne était de 18 000 $, il y a de quoi s’alarmer.

Mais qu’est-ce qui peut bien pousser les gens à s’endetter ainsi ? L’illusion qu’il leur faut absolument une nouvelle voiture pour pouvoir la montrer à tous leur collègues ? L’illusion que leurs enfants doivent être les mieux habillés de leur classe pour ne pas que les autres se moquent d’eux ? Ou bien serait-ce simplement pour le plaisir ? Le plaisir subtil de glisser sa carte de crédit dans la machine pour enfin profiter du tout nouveau téléphone qu’il faudra changer dans moins de six mois.

Je sais que c’est facile de critiquer la société de consommation. D’ailleurs je ne suis pas la première à le faire, et encore moins la dernière. Mais ce n’est pas tout de critiquer. Il faut agir. Il faut se détacher des biens matériels et essayer de ne pas céder à la tentation de s’acheter un nouveau téléphone si le nôtre fonctionne encore. Il faut détruire l’illusion qui nous fait croire que plus on possède, plus on est heureux.

Parce qu’avant de mourir, votre plus grande fierté ne sera pas le nombre de dollars que vous aurez dépensés au courant de votre vie, qu’ils soient imaginaires ou réels. Ce sera plutôt le nombre de souvenirs heureux que vous aurez accumulés avec les gens que vous aimez. Et ça, ce n’est pas qu’illusion.

 

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