Tic, Tac et le bruit du temps qui file

samedi 18 novembre 2017 2:13

Tic. Je me lève, je me brosse les dent. Tac. J’attrape une brioche, la glisse dans mon sac, paré pour la course. Tic. J’entends les pulsations de mon cœur qui résonnent dans ma tête. Je sens mon pouls s’accélérer dans un crescendo, à mesure que la distance entre moi et le monstre mécanique chargé de me rendre à mon port rétrécie de plus en plus. Tac. Une goutte de sueur coule contre mon visage. J’entends au loin Le bruit de la porte qui s’ouvre et briser le silence qui règne dans la salle de cours. J’aperçois les têtes se tourner une à une, me fusillant du regard. Je suis coupable. J’ai échoué. J’ai pas été capable de le rattraper.

Étienne Masse

Toujours plus vite. Toujours le premier. Il faut arriver le premier.  Je sors de l’autobus, aperçois un banc au milieu d’un parc. Autour de moi, des oiseaux sur un fil électrique.  Un papillon qui se pose délicatement sur une rose, qu’on a planté près du grand chêne surplombant le parc.

Il a cela d’illusoire, que c’est l’importance qu’on lui accorde qui le défini. On lui donne le fouet. On le laisse nous asservir ; il a carte blanche. Tic-Tac. Vite, la cloche va sonner. Tu ferais mieux de ne pas traîner, ou tu risques d’y rester.

S’envoler, se poser sur une branche. Contempler les couleurs de l’arc en ciel. Cligner des yeux, prendre une bouffée d’air. Se coucher dans l’herbe et regarder le ciel. Ranger dans sa poche son écran noir et blanc.

Le cœur de l’oiseau bat. Le vent fait bouger vos cheveux. Le soleil vous réchauffe quand vous avez froid. L’eau vous donne la vie. Le temps n’est qu’une illusion.

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