Les cupcakes dans tous leurs états

jeudi 3 mai 2012 2:43

Par Sophie Gillig

New York, Paris, Montréal. Parés de leurs plus beaux crémages, les cupcakes défilent à travers le globe au grand plaisir des gourmands. Décliné sous multiples saveurs et arborant des parures toujours plus originales, ce petit gâteau a encore de beaux jours devant lui. Les boutiques spécialisées, qui ne cessent de fleurir à Montréal, témoignent de l’effervescence d’une véritable culture de ce petit plaisir coupable.

Un peu oublié à la fin des années 1950, le cupcake refait son apparition dans les années 2000 grâce à la série Sex in the City. Carrie Bradshaw et ses amies new-yorkaises y rendent cette gourmandise tendance en fréquentant la désormais célèbre Magnolia Bakery. Des boutiques commencent à émerger à travers les États-Unis et les autres pays anglo-saxons, pour rapidement toucher les marchés européen et asiatique. La machine cupcake est lancée.

Montréal n’est pas en reste en termes de cupcakes. Presque tous les arrondissements de la ville possèdent leur boutique. Shishi Desserts dans Villeray, Itsi-Bitsi dans la Petite-Bourgogne, Cocoa Locale dans le Mile End, Les Glaceurs dans le Vieux-Montréal, Petits Gâteaux sur le Plateau ou encore Cho’cola dans Notre-Dame-de-Grâce. Face à cette large offre, chaque boutique doit redoubler d’inventivité pour se démarquer. «Chez Les Glaceurs, on mise sur le goût puis sur la décoration, nous précise Florence Sabourin-Poirier, gérante des trois magasins. Notre spécialisation est la spécialisation, justement!»

«Les cupcakes touchent une clientèle plus féminine, explique Yves Petit, enseignant pâtissier et chocolatier à l’Institut de tourisme et d’hôtellerie du Québec (ITHQ). Ils ont un côté très girly, très mignon. L’accent est plus mis sur la décoration que sur le goût, qui est souvent assez banal.» Le côté ludique et fantaisiste a séduit la clientèle, continue Yves Petit. De plus, le cupcake n’est pas très cher et son côté individuel permet une combinaison de saveurs à partager.

Tout droit sorti de l’Angleterre des années 1950, le cupcake ou fairy cake désigne ce petit gâteau en portion individuelle surmonté d’un glaçage ou autre décoration. Prisé par les ménagères de l’époque, le cupcake doit son succès à sa recette simple à mémoriser: une tasse de beurre, deux tasses de sucre, trois tasses de farine et quatre œufs. D’où son autre appellation de number cake ou 1234 cake. En réalité, son nom viendrait plus de l’unité de mesure des tasses, les cups. D’autres amateurs de cupcakes penchent pour une explication plus farfelue. À l’époque, les moules à gâteaux n’existaient pas et les cuisinières se servaient de petits pots en terre cuite dont la portion correspondait à celle d’une fée, d’où le synonyme de fairy cake.

Un cupcake pour lui dire oui?

Les cupcakes s’invitent partout, même dans les mariages où ils remplacent depuis peu la traditionnelle pièce montée. Du choix des parfums, à la décoration en passant par les couleurs, de plus en plus de pâtissiers proposent une pièce de cupcakes que les futurs époux peuvent personnaliser à leur guise. Souvent moins chère que son ancêtre aux choux à la crème, c’est aussi le côté branché et original qui attirent les jeunes mariés. Jessica, future mariée, justifie son choix pour une «tour de cupcakes». « Avant tout, j’aime les cupcakes!, s’exclame-t-elle en riant. Je voulais changer un peu.»  Par ailleurs, en tant que professeur d’anglais, la future mariée s’intéresse également aux influences anglo-saxonnes sur la culture européenne. «Je déteste les pièces en choux avec le caramel: ce n’est ni très beau ni très bon et je trouve ça désuet. On voulait apporter un côté un peu original comme nous sommes des futurs mariés assez jeunes et on voulait quelque chose qui nous ressemble», renchérit l’adepte de ce péché mignon.

Ces derniers mois, un petit frère du cupcake est apparu, le cakepop, soit une boule de gâteau plantée sur une pique, glacée de chocolat et décorée pour former une sorte de suçon. Mais les gourmands peuvent être rassurés, le cupcake a encore de nombreuses surprises à nous mettre sous la dent.

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