La couleur des enveloppes

mardi 15 mai 2012 12:40

Par Vanessa Hébert

Le Québec voit rouge alors que sa confiance envers le monde de la construction s’écroule. Le rire jaune des dirigeants n’a rien pour rassurer les Québécois. À la suite de plusieurs faits troublants révélés au grand jour, les autorités ont donné le feu vert à une commission d’enquête. Il restait à savoir si celle-ci serait publique ou à huis clos. Une décision qui annoncerait la couleur des évènements à venir.

Les promesses d’éclaircir des contrats obscurs font broyer du noir. La population voudrait une transparence totale pour éviter les blues de mensonges. Les constructeurs préfèreraient une opacité pour pouvoir se confier sans être verts de peur. Une situation où la réalité n’est pas toute rose et où l’on peine à distinguer qui est blanc comme neige. Beaucoup de zones grises, rien de tranché, noir ou blanc.

L’année 2012 est venue taire les troubles de 2011. Le public était dans un noir quasi-total concernant les scandales de la construction. Avril remettra en lumière ceux-ci avec l’arrestation de Tony Accurso et du maire de Mascouche, venus colorer l’actualité. Bien des bêtes noires restent à dompter et bien des grosses têtes de la construction sont encore à envoyer sur les roses. La tâche est énorme et la justice n’est qu’un concept flou pour une population tenue dans l’ignorance. À se demander parfois si des petits bruns peuvent bien acheter la vérité et l’amour propre des délateurs. Bernard Adamus nous chantait le brun, dans un élan d’amour. Les Québécois scandent brun: la couleur des enveloppes qui sonne l’alerte rouge sur la transparence d’un système.

 

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