On a tout foutu en l’air

mercredi 6 mars 2019 4:00

Le Canada, deuxième pays de l’histoire et premier pays industrialisé à légaliser le cannabis à usage récréatif, s’attire la fougue de certaines nations étrangères.

William d’Avignon


Visiblement, la fin de la prohibition sur le cannabis n’aura pas fait que des heureux. La Russie a notamment fait part de son opinion par l’entremise du compte Twitter de l’ambassade russe au Royaume-Uni; une opinion plutôt négative, que le Toronto Star qualifie de «canna-diss».

L’ambassade russe accuse Ottawa d’être hypocrite, puisque cette dernière «applique de manière sélective les textes juridiques multilatéraux et contraignants». Il faut protéger «un ordre mondial fondé sur les règles», ajoute la délégation.

La Russie qui donne des leçons sur l’hypocrisie. Ce même état qui est dans l’eau chaude depuis 2014 pour avoir envahi illégalement la Crimée d’Ukraine et avoir exécuté une tentative d’assassinat sur des ex-agents du KGB, établis en territoire britannique. Notamment.

Un communiqué du ministère des Affaires étrangères russe reproche au gouvernement Trudeau de faire fi des traités internationaux concernant les substances contrôlées. Or, il est à mentionner que la politique internationale sur le sujet vise en grande partie à limiter les importations et exportations entre les pays. La politique canadienne vise, quant à elle, à contrôler la production et la distribution, signifiant donc un cannabis purement canadien, de la semence au produit emballé. Il semblerait que le danger d’importation se trouve à être réduit par rapport à la loi précédente.

L’exportation, pour sa part, pourrait paraître comme une option économiquement intéressante pour les productions canadiennes. Il y a par contre quelques entraves à un tel projet. Rappelons que le Canada est le deuxième pays à légaliser l’utilisation, la vente et la production de cannabis récréatif.

Des échanges de cannabis auront-ils lieu entre ces deux pays? Pour l’instant, on ne dirait pas. Lorsqu’on l’a interrogé sur le sujet, un officiel du gouvernement canadien aurait simplement donné comme réponse: «Non», selon le National Post.

Outre la Russie, seules la Corée du Sud et les États-Unis semblent avoir commenté, ou même pris des mesures, contre la décision d’Ottawa.

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