Candidat, une fois aux quatre ans

mercredi 6 mars 2019 4:23

Les élections provinciales d’octobre dernier ont suscité beaucoup d’émotions au Québec, suite à la victoire de la Coalition Avenir Québec (CAQ). La campagne électorale a pourtant laissé de nombreux candidats dans l’ombre… jusqu’aux prochaines élections.

Megan Gosselin


Au lendemain du scrutin, plusieurs candidats se sont réveillés sans emploi. Durant les 39 jours de campagne, ils ne vivaient que de politique et se démenaient corps et âme pour les citoyens. Malgré la défaite, certains candidats dressent un bilan positif de leur campagne.

Candidat de Québec solidaire (QS) dans Saint-Jean, sur la Rive-Sud de Montréal, Simon Lalonde se dit très satisfait de son équipe et de lui-même. Ils ont réussi à doubler le nombre de votes pour leur parti, en passant de 7 % à 14 % comparativement aux précédentes élections.

Et maintenant?

Avec quatre campagnes électorales à son actif le candidat de QS dans Marie-Victorin à Longueuil, Carl Lévesque, affirme que plusieurs reprennent tout simplement leur emploi précédent. Pour sa part, il souhaite retrouver son poste de chroniqueur politique au FM 103,3 et continuera à exercer son métier de facteur d’ici la prochaine campagne.

«J’ai d’autres projets captivants qui m’attendent», précise-t-il. Sensibiliser les jeunes à la politique en organisant des voyages à l’international est un des objectifs de M. Lévesque. Le candidat prévoit organiser son prochain voyage au Pendjab, en Inde, où un éventuel référendum est au cœur des élections. Selon lui, il est important d’informer les futurs électeurs de la situation politique d’ailleurs. «Le faire dans le cadre d’un voyage est d’autant plus stimulant», raconte-t-il.

L’entraide, une priorité

Cathy Lepage, candidate pour le Parti québécois (PQ) dans La Prairie, est impliquée dans sa communauté. La directrice générale du Complexe Le Partage, prenant en charge des individus dans le besoin, avait temporairement quitté son poste pour entamer sa première campagne.

Selon la candidate, il est encore difficile d’être une femme engagée en politique même en 2018 et de le dénoncer. «Il ne faut pas avoir l’air agressive dans son ton de voix, puisque c’est mal vu pour une femme», commente-t-elle en riant. Fervente environnementaliste, Cathy Lepage aimerait bien développer des projets d’énergies renouvelables. «Si jamais on me proposait un poste pour prendre un virage vert plus rapidement, j’embarquerais à pieds joints dans ce projet, car il est déjà très tard pour la planète.»

La politique et les études

Simon Lalonde, candidat de QS, compte débuter sa maîtrise en histoire à l’Université du Québec à Montréal (UQAM), à l’hiver 2019. Si le temps lui permet, l’homme de 26 ans se représentera aux élections de 2022.

Ancien employé de la bibliothèque du Collège militaire, il n’a pas peur d’inscrire sur son C.V. qu’il a été candidat aux élections de 2018. M. Lalonde soutient en revanche qu’il est conseillé de ne pas inscrire le parti politique pour lequel les candidats se présentent, car il peut toujours y avoir des employeurs bornés refusant d’embaucher quelqu’un pour ses convictions politiques. «C’est assez rare, mais malheureusement ça arrive, confie-t-il. Il ne faut pas prendre de chance.»

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