De la volonté à la culpabilité

jeudi 7 mars 2019 3:16

Marguerite Morin


Décembre. L’année achève et on pense à des résolutions. La nouvelle année est l’occasion rêvée pour perdre un peu de poids. On a eu un léger laisser-aller, mais c’est le moment parfait pour reprendre le contrôle. Un régime alimentaire déniché sur Pinterest et un abonnement au gym devraient être la clé du succès pour se remettre sur le droit chemin de la santé.

Janvier. Les espadrilles dernier cri et le tapis de yoga assorti en guise de motivation sont les meilleurs alliés pour affronter la salle de sport. La volonté est omniprésente. On «pin» et on «re-pin» les différentes routines et les inspirations pour des tenues de sport. On refait nos vies un «pin» à la fois. La motivation est présente et le gym l’est aussi dans notre agenda, où il siège tous les deux jours, à la fin de nos journées. La motivation est présente. Et la fierté aussi. On remplit le mandat. On se fait des lunchs, on boit plus d’eau et on a coupé le sucre, en plus d’aller au gym. Chapeau!

Février. La motivation est là, mais de moins en moins. On va au gym, mais moins qu’avant. Il y a des soirs où la volonté n’est pas très présente et on préfère rester à la maison à regarder Netflix. On va sur Instagram et on culpabilise en voyant les influenceurs qui, eux, vont au gym. Ça l’air facile. On culpabilise et on «reculpabilise».

Mars. Faisons face à la vérité : on n’y va plus au gym. L’hiver et le froid n’aident pas la cause et on a perdu toute motivation.

Notre folle envie de se remettre en forme n’aura été que de passage. Malgré tout, la glorification de l’entraînement physique, de la bonne alimentation et de la minceur est omniprésente sur les réseaux sociaux de façon malsaine. Pinterest, Instagram, YouTubeIl n’y a pas une journée où on ne croule pas sous les publications prônant la forme physique. On culpabilise une fois de plus et on se rend compte que notre motivation n’aura été qu’éphémère.

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