À chacun sa routine

lundi 11 mars 2019 10:03

Nombreuses sont les croyances liées au post-entraînement : des étirements aux shakes protéinés, en passant par la méditation, la panoplie d’alternatives peut parfois déconcerter.  

Éloïse Longval-Labbé


Plusieurs mythes se sont immiscés dans la routine de ceux qui s’entraînent. De nombreux experts s’entendent pour dire que les effets fluctuent, et c’est pourquoi post-entraînement doit rimer avec croyances personnelles.

«Il y a deux écoles de pensée [en ce qui concerne les étirements] : la première stipule qu’il faut étirer le muscle de nouveau et terminer l’échauffement, et la deuxième révèle que cela peut occasionner des conséquences indésirables sur le corps», explique le docteur en psychologie des sports, Sylvain Guimond.

Tout un chacun possède des habitudes et un rythme d’entraînement appropriés, selon ses besoins. L’étirement, après un effort intense, est souvent gratifié et considéré comme indispensable à un bon entraînement. «Il y a des études qui montrent que s’étirer, s’échauffer et prendre le temps d’arrêter l’entraînement progressivement ont des effets bénéfiques sur la récupération et la performance», indique un ancien entraîneur au club aquatique Rosemont-La Petite-Patrie, Loïc Harmant. Sylvain Guimond partage également cet avis.

L’efficacité de cette habitude demeure toutefois équivoque pour certaines personnes. C’est en effet le cas de l’aventurier, sportif et amateur d’expéditions extrêmes ayant traversé le Québec à force humaine de Montréal à Kuujjuaq, Samuel Lalande-Markon, qui explique que les étirements ne sont pas nécessaires pour lui. «Plus particulièrement lors de courses plus longues, je ne m’étire pas après parce qu’on peut venir créer de petites blessures. Souvent les muscles sont en micro-déchirures», raconte-t-il. L’athlète tire ses conclusions de son expérience personnelle, se basant tout de même sur des études vérifiées.

 

Des discours hétéroclites

Comme dans toutes controverses, il existe des études variées pour appuyer les opinions divergentes, mais qui croire. Sylvain Guimond, Loïc Harmant et Samuel Lalande-Markon s’entendent sur la même ligne de mire : chaque individu devrait se fier à ses expériences individuelles. Se rapporter aux courbatures ressenties est notamment un bon indicatif, renchérit le sportif Samuel Lalande-Markon. Il explique notamment qu’au lendemain d’un entraînement soutenu, le corps ne devrait pas être excessivement douloureux.

Nonobstant les répercussions factuelles, Sylvain Guimond croit en l’effet placebo. Selon lui, ce dernier jouerait un rôle primordial dans les conséquences et bienfaits du post-entraînement. Un individu adhérant fondamentalement à une certaine routine subirait des effets psychophysiologiques positifs.  

En ce qui concerne le post-entraînement, le mot mythe n’est pas le terme exact. Il s’agit plutôt d’interprétations et d’études divergentes. «Il faut se fier en bonne partie à comment on se sent, puisque le sport est lié au bien-être. C’est donc un [domaine] qui est directement lié aux croyances personnelles», déclare Samuel Lalande-Markon.

Écouter son corps et ses besoins après un entraînement est alors favorable, comme avoir recours à des suppléments alimentaires, du lait au chocolat ou des shakes protéinés, selon ses croyances.   

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