Un chausson avec ça?

samedi 1 décembre 2012 5:37

Bonne alimentation, entraînement rigoureux, régime miracle, petits pots de crème, chirurgie esthétique…Toutes les solutions sont bonnes pour se sentir bien dans sa peau. Bienvenue dans le monde de la perfection ! On y dépense fortune, énergie et calories. Et malgré tous ces efforts, il y aura toujours quelque chose qui cloche.

J’ai lu qu’une étude faite au Canada en 2004 avait démontré que seulement 1% des femmes se trouvaient belles. Mes yeux avaient peine à y croire. J’ai dû relire à plusieurs reprises, essayant de me convaincre que ça ne se pouvait pas. Mais non, j’avais bien lu. 99% des femmes ne sont pas satisfaites de leur apparence physique. Et malheureusement, il est facile de penser que la tendance ne s’est pas améliorée depuis, compte tenu des standards trop élevés de beauté. Le phénomène semble même vouloir faire de plus en plus de victimes masculines. On a tendance à se comparer à mieux, toujours mieux. Jamais assez mince, pas assez musclé, trop gros, trop long… pression, pression, toujours de la pression !

La relation de la femme avec son corps se détériore. Pas étonnant avec tous ces magazines qui font la promotion de la beauté. Seule une infime minorité des femmes répondent naturellement aux normes véhiculées.

Malgré tout, on continue de nous vendre cette idée du corps parfait. Ce corps qui doit se conformer aux courbes et aux mensurations irréalistes. La beauté ne réside plus que dans l’apparence, au diable la façon d’être. Manger sainement, s’entraîner, avoir un corps svelte, voilà les standards qu’on entend partout.

On se rend malade à vouloir se fondre dans le moule de la minceur. Je suis la première à me sentir coupable après avoir englouti un délicieux morceau de gâteau au chocolat. Mais pourquoi tout ce qui est bon au goût n’est pas bon pour moi ? Je crie à l’injustice !

À bien y penser, à quoi bon rechercher la perfection ? Après tout, c’est dans la tête qu’on est beau !

Quand je pense que tout ce temps-là, Antoine de Saint-Exupérie avait raison dans son classique, Le petit prince.

 «L’essentiel est invisible pour les yeux».

 

 

Justine St-Martin

Chef de pupitre  Sport

Leave a reply

required

required

optional