Puisqu’il ne nous reste qu’une semaine à vivre (Première partie)

mercredi 19 décembre 2012 1:09

Par Jayson Boisvert

Quand on a demandé à Jayson ce qu’il voudrait accomplir au cours de sa dernière semaine sur Terre, il n’a pas hésité un seul instant. Tant qu’à mourir le 21 décembre, autant n’avoir aucun regret. C’est donc sans peur et sans motif valable que notre cobaye s’est lancé dans l’accomplissement des sept péchés capitaux. Il vous livre ici le compte-rendu de ses trois premiers sacrilèges.

 ***

Je me suis souvent moqué de ceux qui croyaient qu’en 2012, il y aurait la fin du monde. Cette date approchant, j’ai décidé de vivre pleinement ma dernière semaine sur terre au cas où ceux qu’on ridiculise auraient raison. Pour profiter de mes derniers instants, j’ai voulu vivre chacun des sept péchés capitaux. Je vous raconte donc mes trois premiers péchés vécus, mais n’ayez crainte fidèles lecteurs, je compte bien tous les accomplir.

L’orgueil

Juste pour vous mettre sur la bonne voie, d’après le dictionnaire, l’orgueil peut être un sentiment de fierté. Peut-il y avoir mieux pour être fier que de se promener dans une voiture de riche? Non! Je suis quand même chanceux de mourir, c’était ce qu’il me fallait pour avoir les «guts» de vivre ce rêve. Petit problème : en hiver, les voitures à 500 000$ restent dans un garage chauffé! Si seulement les Mayas avaient prévu la fin du monde en juin… Avec une petite recherche, j’ai su qu’il y a un concessionnaire Bentley à Montréal et ces voitures à 200 000 $ peuvent sortir l’hiver. J’ai alors directement contacté le responsable des ventes, Mak Phimmasone, et j’ai réussi à me négocier un essai routier. J’étais fou comme la m… et je m’en suis vanté à mes collègues sans modestie.

Le jour J arrive. Je suis là, sur mon 31, j’attends qu’on me passe les clés de la petite merveille, mais apparemment qu’il y a eu malentendu… Pour moi, la voiture de riche c’était la Bentley, pour le vendeur c’était le Land Rover, plus particulièrement le Range Rover Evoque 2013. Je ne vous dis pas à quel point j’ai dû piler sur mon orgueil pour essayer ce bolide à 70 000$. Je me suis donc retrouvé assis sur un des sièges chauffants du modèle « full equip » et là j’ai pu l’essayer en mode sport! Ces 15 minutes ont été délectables, mais trop courtes. Pour vivre expérience complète, il aurait vraiment fallu que je l’essaie sur un circuit de course. Selon moi, un des plaisirs de posséder une voiture de riche, c’est de se pavaner avec. Si au moins j’avais pu faire mon «frais chié» sur Peel, Ste-Catherine ou même dans le Vieux-Montréal… Alors là, l’expérience aurait été complète!

L’envie

J’ai toujours envié Will Smith, car il a la chance, dans le film I’m Legend, de frapper des balles de golf dans la ville de New York. Je suis un joueur de golf et il m’était improbable que je puisse quitter ce monde sans avoir tenté l’expérience. Pour la vivre, je me suis rendu sur le toit d’un édifice du Plateau Mont-Royal. Avec un souci des autres, j’ai utilisé des balles de pratiques pour éviter tout danger. Pour la vue seulement, l’expérience valait la peine. Outre le froid, cette expérience m’a procuré un sentiment de liberté totale. L’envie peut être très désagréable, mais elle devient vite agréable quand on assouvit notre désir. J’ai réellement tripé en réalisant ce péché! Sous une météo plus clémente ou avec de vraies balles, l’expérience aurait été encore plus formidable.

En passant, je suis désolé pour ceux que j’aurais blessés et qui lisent cet article. Par contre, la fille du bloc d’en face semble avoir trouvé très drôle de nous voir là-haut en train de taper des balles de golf.

La colère

Pour la colère, mes rédacteurs en chef m’ont offert de défouler ma colère en leur lançant des œufs. Pour certains, la meilleure façon de se sentir bien, c’est de piquer une colère,  mais je ne suis pas de cette école. Désolé de vous décevoir. J’ai donc dû me laisser aller pour réaliser ce péché et ce n’était pas très réussi. Il aurait fallu que la personne me pousse réellement à «boutte» comme on dit par chez nous. C’est donc plus avec amusement que j’ai lancé les œufs. Je n’avais jamais pratiqué ce passe-temps.  Et j’ai fait tout un «head shot» ! Vous pouvez en parler à Camille, la corédactrice en chef de l’Esprit Simple! À défaut d’avoir vécu la colère dans ma dernière semaine de vie, j’aurai au moins vécu la joie. Pour finir, je tiens à mentionner qu’un conducteur qui me coupe ou qui tourne sans mettre son clignotant, ça, ça me met en colère!

(Suite à venir)

1 Comment

  • Marie-Claude VINCENT

    J’espère que c’est à prendre au second degré, mon gars, sinon c’est que tu t’ennuies beaucoup !

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