Chronique: Un amour impossible

dimanche 3 février 2013 11:22

En plus de défier la fin du monde prévue en 2012, j’ai survécu au lock-out de la LNH. Dure épreuve…

Encore toute petite, je chérissais le rêve de devenir un jour une grande joueuse de hockey. La deuxième femme, après Manon Réhaume, à disputer un match dans la Ligue nationale, ça aurait été moi. J’imaginais Michel Lacroix annoncer mon nom sous les échos du Centre Bell… Toutefois, je suis plutôt la fille pas trop stable sur ses patins qui serait sûrement plus crédible assise du côté passager de la zamboni pour faire de beaux «byebyes» à la foule!

Et voilà qu’on me privait de ma passion quotidienne. Un deuxième lock-out en moins de 10 ans dans la LNH. Tout comme beaucoup de Québécois, mon cœur de fan a été mis à rudes épreuves face aux nombreuses tentatives de résolutions de conflits qui se soldaient par des échecs depuis plus de 113 jours.

Pendant des mois, les millionnaires se sont tenu tête sur des points en litige dont la durée de la convention collective, la durée maximale des contrats sans oublier le pourcentage des revenus partagé entre les joueurs et les propriétaires. Je comprends les enjeux et l’importance des négociations, mais les deux camps semblaient tenir un discours de sourds et ne parvenaient pas à trouver de terrain d’entente. Pendant ce temps, la LNH perdait 18 à 20 millions de dollars par jour. Faites le calcul…

Des milliers de personnes ont subi les contrecoups du lock-out.  Pensons seulement aux commerçants et aux restaurateurs qui ont vécu une période difficile en subissant des pertes financières astronomiques, aux employés du Centre Bell privés de travail, et évidemment aux amateurs…  Tout le monde en a payé le prix!

Heureusement, après 113 jours de lock-out, dans la nuit du 6 janvier, le miracle est survenu; le lock-out s’est réglé ! C’est le médiateur fédéral américain Scot L. Beckenbaugh qui a réussi un coup de maître en redonnant espoir aux partisans de hockey qui n’y croyaient plus. Il a réuni les deux parties à la table et une entente de principe a été conclue pour une nouvelle convention collective d’une durée ferme de 8 ans

Automne 2012. Il y avait un grand vide dans la vie de beaucoup de Québécois. Le hockey fait partie de nous, de notre culture, de nos passions ! Maintenant que tout est réglé, nos cœurs de fans peuvent battre à nouveau. Montréal et le Centre Bell peuvent vibrer sous les hurlements du 7e joueur qui espère voir la sainte flanelle remporter sa 25e coupe Stanley.

Ma ville est hockey !

 

Justine St-Martin

Chef de pupitre  Sports

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